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Salon du Diamant au Antwerp World Diamond Center
Épisode 2 :

Belgique, Anvers : La part du tigre

55 min
À retrouver dans l'émission

Un grand voyage dans la petite famille du diamant. Anvers, capitale internationale du diamant, doit s'adapter au Processus Kimberley, moyen de boycotter les diamants de conflits.

Salon du Diamant au Antwerp World Diamond Center
Salon du Diamant au Antwerp World Diamond Center Crédits : DIRK WAEM / BELGA MAG / BELGA - AFP

(1ère diffusion sur France Culture-Sur les Docks en 2009)

Une série de Benjamin Bibas, Emmanuel Chicon et Jean-Philippe Navarre

Le diamant est-il vraiment éternel ? Soixante ans après le fameux slogan inventé par la De Beers, un état des lieux du microcosme du diamant, qui emploie 1.500.000 personnes dans le monde pour un chiffre d’affaires annuel de 66 milliards de dollars, semble nécessaire : fin d’un monopole axé sur le commerce Nord-Sud issu du colonialisme, émergence de nouveaux acteurs parmi lesquels une grande puissance asiatique affirme sa centralité, mise en place d’un processus de régulation internationale, massification des ventes d’un produit autrefois considéré comme luxueux, circulation planétaire de la monnaie à travers des paradis fiscaux et des réseaux discrets…

Episode 2 : La part du tigre : Anvers (Belgique)

A l’entrée du zoo d’Anvers attenant au musée du diamant, deux mosaïques se font face. L’une représente un lion, emblème de la Flandre et de la Belgique ; l’autre un tigre, fauve qui pourrait symboliser l’Inde, tant les firmes issues de ce pays règnent aujourd’hui presque sans partage sur la capitale internationale du diamant. Si Anvers prétend encore attirer 80 % de la production mondiale du brut et 50 % du taillé, échangés dans l’une de ses quatre bourses diamantaires, 70 % de son chiffre d’affaires import-export est désormais réalisé par des compagnies indiennes, qui raflent 6 des 12 sièges d’administrateur de la structure régissant le secteur dans la ville, le Antwerp World Diamond Center.

Eclaboussés au tournant des années 2000 par les rapports d’ONG dénonçant les « diamants du sang » venus de la Sierra Leone et d’Angola, confrontés à la formalisation extrême des transactions induite par le Processus de Kimberley censé prévenir le commerce de diamants issus de conflits, les diamantaires anversois s’interrogent… Il y a d’ailleurs une bonne vingtaine d’années que la capitale flamande a vu ses tailleries délocalisées en Inde et que sa communauté juive, longtemps dominante dans le secteur aux côtés des Arméniens et des Libanais, a été supplantée par les nouveaux maîtres venus d’Asie. Tant et si bien qu’à Anvers même, les Belges ne semblent plus vraiment avoir la main…

Avec Philip Claes, porte-parole du Antwerp World Diamond Center ; Agim De Bruycker et Patrick Paes, inspecteurs de la police fédérale belge (section diamants) ; Dilip Mehta, PDG de Rosy Blue ; Gabriel Tolkowsky, tailleur de diamants ; Didier Verbruggen, directeur de l’International Peace Information Service (IPIS), ONG observatrice du Processus de Kimberley ; Eddy Vleeschdrager, membre des quatre bourses diamantaires anversoises et historien du diamant.

Un tailleur de diamant : "Un diamant, c'est limpide comme l'eau. On peut voir vers les profondeurs sans fin. Ca y est ! on attrape le virus !"

Dilip Mehta : "A Anvers, il était possible de faire des affaires presque sans aucune restriction."

Didier Verbruggen : "Avant le processus Kimberley, il n'y avait aucun problème, même pas un problème moral, pour acheter les diamants de l'Angola"

Remerciements tout particuliers à Francis Garçon et à Eddy Vleeschdrager.

Pour prolonger Bonus web : Episode 5 : Paris, Place Vendôme : tournez manège !

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