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Un père aidant ses enfants à faire leurs devoirs
Épisode 1 :

Le pari de la transmission

55 min
À retrouver dans l'émission

Dans une société où les rapports familiaux ont changé, où la relation entre la famille et l’école a également changé, où l’individualisme triomphe, il n’est pas surprenant que la transmission ait évolué.

Un père aidant ses enfants à faire leurs devoirs
Un père aidant ses enfants à faire leurs devoirs Crédits : CHARLES GULLUNG - AFP

Une série documentaire de Caroline Eliacheff réalisée par Manoushak Fashahi

Dévaluée au profit d’une appropriation individuelle des savoirs, la remise de la transmission au rayon des antiquités est plutôt un échec. Car, quoi qu’on en dise, sans la nommer, elle se perpétue. Irremplaçable, la transmission n’en est pas pour autant immuable. Le langage en est linstrument principal, d’abord en tant qu’outil mais aussi parce qu’il véhicule bien plus qu’il ne le croit.

Episode 1 : Le pari de la transmission

Dans une société où les rapports familiaux ont changé, où la relation entre la famille et l’école a également changé, où l’individualisme triomphe, il n’est pas surprenant que la transmission ait évolué. S’agit-il d’une crise comme on l’entend souvent, d’une révolution anthropologique comme n’hésite pas à le dire l’écrivain et académicienne Danielle Sallenave, est-ce la première et quelles en sont les causes ? Qu’apporte la psychanalyse à la compréhension de la transmission ? Et si la transmission a évolué, était-ce mieux « avant » ?

Philosophes (Elisabeth Badinter, Mona Ozouf), psychanalyste (Jean-Pierre Winter), chercheurs (Henri Atlan), Sociologue (Virginie Desmazières), nous parlent, exemples à l’appui, des paradoxes de la transmission, ses obstacles, ses échecs, ses réussites et des effets de la modernité.

Avec :

  • Henri Atlan, professeur de biophysique, directeur d’étude à l’EHESS en théorie biologique et en philosophie de la biologie
  • Elisabeth Badinter, philosophe
  • Christian Boltanski, artiste
  • Virginie Descoutures, maîtresse de conférence à l’Université d’Amiens, sociologue de la famille et de la vie privée
  • Eric Orsenna, écrivain
  • Mona Ozouf, philosophe
  • Jean-Pierre Winter, psychanalyste

Archives : Jean-Claude Carrière (INA - Radio France, 7 mai 2000 )• Louis Chedid (INA - Radio France, 20 avril 1997) • Olivier Dassault (INA - Radio France) • Jacques Derrida (INA - Radio France, 23 avril 1993) • Marcel Gauchet, Ars Industrialis, 9 juin 2012 au théâtre de la Colline • Danielle Sallenave, séance de rentrée des cinq Académies, 27 octobre 2015 : faire le pari de la transmission

"Il n'y a pas de plus en plus d'informations. Il y a de plus en plus de communication." (Henri Atlan)

"J'ai fait énormément de livres avec seulement des listes de noms. Nommer quelqu'un qui a disparu m'a toujours semblé extrêmement important. (...) On transmet la mémoire de ce nom." (Christian Boltanski)

'En Europe, on pourrait dire qu’il y a quatre modèles : en Angleterre, vous pouvez choisir votre nom, tout est possible, le nom n’indique plus de lien de filiation. (…) A l’opposé totale, on pourrait qu’il dire qu’il y a l’Italie qui ne permet pas encore légalement la transmission d’un double-nom. C’est le patronyme toujours qui est transmis. On a maintenant la France, la Belgique, la Suisse, le Luxembourg, qui ont suivi le modèle de la transmission bilatérale du nom du père et du nom de la mère. Mais en fait, c’est finalement le modèle le plus large, puisqu’on peut à la fois choisir de transmettre un seul nom ou les deux. Chacun fait comme il veut. Les allemands eux peuvent choisir le nom du père ou le nom de la mère, et ça depuis très longtemps. Mais ils ne permettent la transmission que d’un nom et un seul. Donc les gens choisissent majoritairement le nom du père." (Virginie Descoutures)

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