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Série "Vestiaire", Paris
Épisode 1 :

Interroger le genre : « C’est quoi un garçon ? »

55 min
À retrouver dans l'émission

C'est quoi, être un homme ? Ici, nous nous interrogeons sur ce qu’est un garçon, "l’Autre", dont on perçoit la différence biologique et l’étrange ressemblance.

Série "Vestiaire", Paris
Série "Vestiaire", Paris Crédits : Pauline Rousseau

Christophe et Eddy témoignent de la difficulté sociétale à composer avec cette masculinité embarrassante. Lou, née fille, explique en miroir, sa démarche existentielle pour entrer dans la masculinité. 

J'étais l'enfant que l'on qualifiait de "garçon manqué" dans la cour de récréation. Je jouais aux petites voitures et aux petits soldats. J'avais horreur des robes et des poupées. [...] Il y a eu des disputes pour des repas de famille où elle voulait que je sois plutôt coquette. C'était pas mon truc.  Ils ont pris ça un peu pour des caprices d'enfant, en pensant que j'allais évoluer pendant l'adolescence. Lou

Pauline photographie la fragilité de corps d’hommes tatoués ou boxeurs pour questionner la radicale altérité. Garance, intriguée par "l’organe qu’elle n’a pas", collecte des histoires de phallus. Enfin, Léonore, avec l’intelligence de ses 11 ans, remet férocement en cause les stéréotypes et sa parole devient le fil du déroulé. Et si elle avait raison ? Si, le clivage binaire était hors de propos ? Pour paraphraser Lacan, « (LA Femme), L’Homme n’existe pas », ce qui est donné à écouter, reflète donc d’avantage la complexité du genre humain.

On associe la masculinité hégémonique à du muscle, de la pilosité, des marques sur le visage, des cicatrices, à une certaine force physique. Ça m'intéressait d'aller à la source, d'aller vraiment me confronter à ces archétypes. Pauline Rousseau 

Dans mon clip, je voulais mettre ce corps frêle, torse nu. Je voulais montrer que tout ce qu'on attend d'un homme aujourd'hui, d'un alpha mâle, je ne le suis pas. Mais c'est par pour autant que je suis dénué de toute virilité. [...] Il faut trouver un équilibre entre cette virilité et une certaine sensibilité. Eddy de Pretto

Avec :

  • Garance Bonotto, comédienne metteuse en scène, conceptrice du projet « phallus stories »
  • Léonore Decque, collégienne d’ 11 ans et demi
  • Lou, étudiant en montage cinématographique, personne voulant changer de genre
  • Christophe Pellet, écrivain et cinéaste.
  • Eddy de Pretto, chanteur
  • Pauline Rousseau, artiste photographe

Une série documentaire de Juliette Boutillier, réalisée par Vincent Decque

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Cette semaine, LSD, La série documentaire est en partenariat avec Tënk, la plateforme du documentaire d’auteur, qui vous permet de visionner jusqu'au 11/06/18 le film Spirales de Marie Daniel (30 minutes, 2007) dont voici un résumé : Il nous arrive parfois de rencontrer des animaux étranges avec lesquels nous n'avons aucune ressemblance. L'escargot est de ceux-là. Il est pourtant partout, dans les jardins comme dans les histoires d'enfants. Allant contre notre habituelle volonté de rapidité et d'efficacité, l'escargot nous invite à prendre le temps. Prendre le temps ?... N'est-ce pas ennuyant ? Peut-être pas... Mais alors, prendre le temps de quoi faire ? De regarder et écouter.

Puis jusqu'au 08/06/18 le film pour Onze footballeurs en or - Rhapsodie hongroise pour un ballon de Jean Christophe Rosé (65 minutes, 1996), dont voici un résumé : Entre 1950 et 1956, une équipe de football hongroise quasi imbattable, remportant des victoires aux scores impressionnants, devint la fierté du régime. Cette "Équipe d'or" sera aussi l'emblème de tout un peuple, rappelant à l'Occident l'identité magyare d'une nation qui n'acceptait pas d'être ravalée au rang de démocratie populaire. Ces joueurs et cette équipe idolâtrés symbolisèrent l'âme et le désir de réussite du peuple hongrois. Mais ces champions étaient aussi des hommes. Et lorsqu'en 1956, lors de l'insurrection de Budapest, le régime les envoya jouer sur les stades occidentaux, tandis que leurs frères se faisaient tuer sur les barricades, cela fut mal interprété : certains les accusèrent de vouloir avant tout préserver leurs intérêts... Pourtant, malgré les malentendus, l'histoire d'amour entre cette grande équipe et son pays ne cessera jamais : "l'Équipe d'or" a toujours épousé le destin de la Hongrie.

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