LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Quand la création raconte le Sida
Épisode 4 :

Hanter la forêt fantôme

55 min
À retrouver dans l'émission

La forêt fantôme des artistes et des militants disparus durant les années sida ne cesse de hanter les survivants de cette génération dont les œuvres travaillent ainsi sur le deuil à la fois individuel et collectif, et sur la mémoire toujours vive de cette histoire.

 Affiche du film de Robin Campillo "120 battements par minute" 2017
Affiche du film de Robin Campillo "120 battements par minute" 2017 Crédits : Les Films de Pierre / France 3 C / Collection ChristopheL - AFP

En fait, en faisant le film j’ai compris que je ne savais pas qu’ils ne savaient pas.... R. Campillo

Le sida c’est quand même la guerre, la grande guerre des dernières décennies du XXe siècle et une guerre qui ne cesse pas de durer. P. Artières

Le sida a fauché toute une génération. D'artistes bien sûr, qui n'ont pas eu le temps pour nombre d'entre eux de construire leur œuvre, de militants qui se sont battus jusqu'au bout de leurs forces, mais aussi d'amis, d'amants, de proches auxquels des écrivains, des réalisateurs, des créateurs de toute nature ont eu à cœur de rendre hommage. 

En fait, les trithérapies ont dépolitisé l’épidémie et pour Act-Up l’un des objets c’était de politiser cette épidémie. R. Campillo

Un corpus artistique du deuil et de la mémoire de la maladie s'est ainsi peu à peu constitué, que ce soit dans la douleur immédiate de la disparition ou plus à distance, sur un mode historique visant non seulement à rendre justice à ce passé, à revisiter cette histoire mais aussi à réactiver la conscience que l’épidémie de sida n’est pas achevée et que l’engagement est toujours nécessaire.

Ce film clôt un truc, il fait que les deux grandes affaires de ma vie, qui sont cette épidémie de sida et le cinéma se retrouvent à un endroit. C’est l’expérience à Act-Up qui a fait que j’ai pu produire quelque chose à partir de ça.  R. Campillo

Avec 

  • Robin Campillo, réalisateur de 120 battements par minute (2017)
  • Olivier De Vleeshouwer, romancier, auteur de La vie des morts est épuisante (1997) 
  • Jean-Michel Gognet, président de l’association Les Amis du Patchwork 
  • Stéphane Gérard, réalisateur du documentaire Rien n’oblige à répéter l’histoire (2016) 
  • Philippe Artières, historien, créateur de l’association Sida-mémoires
  • Elisabeth Lebovici, historienne de l'art et activiste de la lutte contre le sida, autrice de Ce que le sida m'a fait. Art et activisme à la fin du XXè siècle (2017)

Une série documentaire de Didier Roth-Bettoni, réalisée par Nathalie Battus

Bibliographie et extraits d’œuvres 

La vie des morts est épuisante - Olivier De Vleeshouwer – éditions Anne Carrière – 1997

Ma forêt fantôme – Denis Lachaud – éditions Actes Sud - 2003

Le Journal annales - Lionel Soukaz

Ce que le sida m'a fait. Art et activisme à la fin du XXè siècle (2017)- Elisabeth Lebovici - Les Presses du réel - 2017 

Les Années sida à l'écran - Didier Roth-Bettoni  - éditions ErosOnyx - 2017

Rien n'oblige à répéter l'histoire – film documentaire de Stéphane Gérard - 2016

Tongues Untied - film documentaire de Marlon Riggs - 1989

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

L'équipe
Production
Avec la collaboration de
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......