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Image matinale du chantier de construction du stade Arena 92 Nanterre-La Défense, Nanterre, Paris, France.
Épisode 4 :

Travail d’équipe

58 min

Le travail collectif caractérise le secteur du bâtiment. Impossible d’en faire partie si l’on a le tempérament d’un individualiste.

Architectes travaillant avec des plans sur le chantier de construction
Architectes travaillant avec des plans sur le chantier de construction Crédits : ArtistGNDphotography - Getty

Pourquoi les gens du bâtiment aiment-ils leur métier alors qu’il est physiquement et nerveusement épuisant et si chronophage ? Pour Jean-Luc Trottin, ingénieur chez Eiffage, la fierté partagée qu’en retirent ses ouvriers est l’une des clés : "Leur effort est récompensé lorsqu’ils voient les choses avancer et surtout quand le chantier est terminé, ça se transforme en fierté même vis-à-vis de leur famille. Et puis ça devient un souvenir en commun avec le reste de l’équipe… C’est systématique, quand un chantier se termine, on emmène avec nous son histoire, pas l’ouvrage. Un chantier, c’est une histoire, c’est notre histoire commune." Lorsqu’un chantier s’achève, la fierté se mêle au vague à l’âme : on perd ses collègues et des mois d’habitudes.  

Bâtisseurs d'histoires

Les gens du bâtiment aiment leur métier parce que les journées ne se ressemblent pas, qu’ils travaillent à l’extérieur et voient de superbes monuments historiques qui donnent à leur travail un enjeu particulier comme se le rappelle Luc Weizmann, architecte qui a travaillé pour le Projet de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel : "Le fait de travailler pour le Mont-Saint-Michel, ce mythe collectif planétaire, de travailler pour un objet comme celui-là, donnait à ce chantier-là une dimension très, très spéciale. De la baraque du chantier, il y avait une petite fenêtre où l’on voyait le Mont-Saint-Michel sous la neige, sous la pluie, sous le soleil, se renouveler au fil des saisons comme une carte postale."

Ils côtoient également des particuliers pour lesquels ils construisent une intimité, un abri : ils bâtissent leur maison. "C’est un peu comme si on s’immisçait dans leur vie pendant quelques mois, du coup il y a un rapport assez unique qui peut se créer", confie Maud, peintre en bâtiment et compagnon du devoir.

À la fin du chantier, quand les ouvriers se séparent, la fatigue accumulée s’exprime et l’ingénieur essaie de retrouver un emploi au plus grand nombre d’ouvriers possible. D’ailleurs, la fin des chantiers liés à l’édification du Grand Paris, d’ici 2024, créera un vide. Des personnes qui ont tissé des liens pendant des mois, qui connaissent la vie privée des uns et des autres vont se perdent de vue.  

Levée de la roue de coupe du tunnelier.
Levée de la roue de coupe du tunnelier. Crédits : Virginie Bloch-Lainé
Creusement du tunnel
Creusement du tunnel Crédits : Virginie Bloch-Lainé

Un documentaire de Virginie Bloch-Lainé, réalisé par Clotilde Pivin.

Avec : 

Alexandrine Delfosse (chargée d’opération chez Grand Paris aménagement) 

Priscille Joly (architecte)  

Valérie Fratellini, circassienne et marraine d’une roue de coupe du Grand Paris 

Maud, peintre en bâtiment et compagnon du devoir 

Sophie Legoupil, directrice des opérations territoriales chez Eiffage 

Rudy Riccioti, architecte 

Marc Elmarge, conducteur de travaux 

Luc Weizmann, architecte  

Aurélie Ouzineb, architecte et charpentier 

Jean-Luc Lemoine, charpentier et conducteur de travaux 

Jean-Bernard Payet, charpentier et chef de travaux 

Jean-Luc Trottin, ingénieur chez Eiffage 

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