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Sous-bois en Guyane française
Épisode 4 :

« Oka*? Quelles nouvelles d’Amazonie ? »

55 min
À retrouver dans l'émission

Avec « le plateau des Guyanes », ce département souvent qualifié de « morceau d’Amazonie » a une qualité unique : c’est un véritable écrin de biodiversité, on y dénombre environ 5000 espèces.

Sous-bois en Guyane française
Sous-bois en Guyane française Crédits : JEAN-YVES GROSPAS / BIOSPHOTO - AFP

Un documentaire de Nedjma Bouakra et Diphy Mariani

1ère diffusion dans Sur Les Docks le 30.05.2013

Avec « le plateau des Guyanes », ce département souvent qualifié de « morceau d’Amazonie » a une qualité unique : c’est un véritable écrin de biodiversité, on y dénombre environ 5000 espèces. De plus, le souci écologique de préservation de cette terre amazonienne inclut aujourd’hui un patrimoine immatériel : la culture et le mode de vie des peuples autochtones et celui des « Bushinengués », les noirs marrons.

L’aboutissement de la création du Parc Amazonien en 2007 a suscité un regain d’intérêt pour la préservation de la biodiversité. Depuis, le parc a lancé une concertation inédite avec les populations locales afin de ratifier une charte ayant pour finalité la cogestion et la régulation des activités humaines au sein de cet immense territoire.

Nous allons à la rencontre des peuples autochtones. Les Amérindiens n’ont pas été de tout temps sédentaires. Les échanges entre Amérindiens des Guyanes et Amérindiens des Caraïbes motivaient de nombreux déplacements. Ainsi les «Kaliñas» remontaient de l’Est des Guyanes vers le haut de la rivière Essequibo (près de mille kilomètres) pour ramener de beaux galets de porphyre rouge que les femmes utilisaient pour « lustrer les poteries ». Des sites agricoles sur le littoral à la forêt même, les Amérindiens ont profondément modifié et façonné leur environnement. La forêt primaire n’existe pas en Guyane, c’est un mythe d’explorateur, la forêt est plantée et « travaillée » depuis des siècles par les peuples autochtones.

Mais à qui appartient au juste l’Amazonie ? Réglementer ces pratiques de subsistances, est-ce pérenniser ou confiner ces modes de vie? OKA ? Quelles nouvelles ? Qui vit là ?

Merci à Benoit Jean et MickyJackobie

Avec l’aide logistique du Parc Amazonien de Guyane.

* Oka : ( en langue amérindienne Kali ñ a) notion de nouvelle et d'information.

Prise de son : Marcos Darras • Mixage : Olivier Dupré • Voix : John Berrebi

- Le Maroni est un fleuve international. Alors, de ce côté, c'est le Surinam. De l'autre côté, on est en France. - La pirogue flotte, et nous n'appartenons là pour l'instant, ni à la France, ni au Surinam. - Exactement, les forces de l'ordre françaises, les gendarmes, ne peuvent pas arrêter cette pirogue parce que nous sommes en zone internationale.

Avec le soutien de l'Institut de Recherche pour le développement et Air Caraïbes

Entretien avec Frédéric Piantoni, géographe, maître de conférence à l'Université de Champagne-Ardenne, en délégation à l'IRD, "Des fleuves et des frontières" :

Écouter
2 min
Des fleuves et des frontières par Frédéric Piantoni

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