LE DIRECT
Image conceptuelle de la destruction d'une cellule cancéreuse par des nanoparticules (illustration informatique)

Faut-il avoir peur des nanoparticules en médecine ?

45 min
À retrouver dans l'émission

L’infiniment petit à l’échelle de l’atome voici le monde des nanos de demain qui s’annonce. Nous en parlerons avec Francelyne Marano, auteur de "Faut-il avoir peur des nanos ?" (Buchet-Chastel, 2017).

Image conceptuelle de la destruction d'une cellule cancéreuse par des nanoparticules (illustration informatique)
Image conceptuelle de la destruction d'une cellule cancéreuse par des nanoparticules (illustration informatique) Crédits : Kateryna Kon/SciencePhoto Libra - AFP

En partenariat avec Le Quotidien du Médecin

Connues depuis toujours les particules fines émises par le feu de forêt, par le vent de sable, par les volcans… peuvent-elles comporter des risques pour notre santé. Mais plus encore que ces phénomènes naturels, ayant existé de tout temps les productions involontaires de particules à partir du diesel, des mines de charbon peuvent-elles pénétrer l’organisme, s’accumuler dans certains endroits en particulier et provoquer des troubles ? Pourquoi prend-on le risque d’inclure des nanoparticules de : carbone-silice-or dans les dentifrices, les bonbons, les crèmes de beauté et les produits alimentaires. C’est ce que nous verrons avec Francelyne Marano, professeur émérite de biologie cellulaire et de toxicologie à l’Université Paris-Diderot, membre du Haut Conseil de santé publique, auteur de Faut-il avoir peur des nanos ? (Buchet-Chastel, 2017). Elle nous fera part de son expérience en matière de pollution atmosphérique, ainsi que sur les différentes réglementations et les débats citoyens autour des nanos. La nanomédecine s’appuie sur des progrès attendus du diagnostic de certaines infections. Grâce à une imagerie qui peut être extraordinairement améliorée. Mais là où la nanomédecine est véritablement attendue, c’est dans le cas des cancers afin d’éviter que la toxicité du traitement sur les cellules saines soit remplacée par un médicament ciblé uniquement sur les cellules infectées. Les nanomédicaments du fait d’une surface d’activité très augmentée permettront-ils une médecine encore plus personnalisée ? Cependant cette approche nous renvoie à un débat philosophique : Canguilhem, Dagognet et d’autres ont commenté la différence entre le normal et le pathologique. La nanomédecine ne va-t-elle pas inventer une médecine nouvelle, permanente qui amènerait à traiter le patient avant même que la maladie n’apparaisse. Sommes-nous tous des malades qui nous ignorons ? Réponse dans quelques années… mais d'abord sur France Culture ce mardi 14 novembre.

  • Le choix musical de notre invitée

« Ya gosan naqa » (traditionnel arabo-musulman) par Waed Bouhassoun et l’Ensemble Hespérion dirigé par Jordi Savall, dans l’album « Granada 1013-1502 » . (CD Alia Vox 9915) .

Intervenants
  • professeur émérite de biologie cellulaire et de toxicologie à l’Université Paris-Diderot
L'équipe
Production
Avec la collaboration de
Réalisation

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......