LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
 Gravure colorée du prêtre jésuite portugais Antonio Vieira (1608-1697) lors d'un prêche au Brésil. Il est connu pour ses positions en faveur des droits humains des peuples indigènes du Brésil et pour sa critique de l'esclavage et de l'Inquisition.
Épisode 4 :

Au temps du catholicisme colonial

44 min
À retrouver dans l'émission

Discussion autour des liens du mariage et des chaînes de l'esclavage avec Charlotte de Castelnau-l'Estoile, professeure d’histoire moderne à l’université Paris-Diderot, directrice du laboratoire ICT (Identités-Cultures-Territoires).

 Gravure colorée du prêtre jésuite portugais Antonio Vieira (1608-1697) lors d'un prêche au Brésil. Il est connu pour ses positions en faveur des droits humains des peuples indigènes du Brésil et pour sa critique de l'esclavage et de l'Inquisition.
Gravure colorée du prêtre jésuite portugais Antonio Vieira (1608-1697) lors d'un prêche au Brésil. Il est connu pour ses positions en faveur des droits humains des peuples indigènes du Brésil et pour sa critique de l'esclavage et de l'Inquisition. Crédits : © PHAS - Getty

Cette émission a été enregistrée à Blois aux Rendez-Vous de l'Histoire le samedi 12 octobre 2019.

Au XVIe siècle, les missions jésuites au Brésil ont fait advenir une société coloniale spécifique tout en s’inscrivant dans l’histoire de la mondialisation du catholicisme. Nous en parlons ce soir en compagnie de Charlotte de Castelnau-l'Estoile, professeure d’histoire moderne à l’université Paris-Diderot,  et  auteure notamment de Un catholicisme colonial : le mariage des Indiens et des esclaves au Brésil, XVIe-XVIIIe siècle (PUF, 2019) et de Pascoa et ses deux maris : une esclave entre Angola, Brésil et Portugal au XVIIe siècle (PUF, 2019).

Le Brésil a connu la société esclavagiste la plus longue et la plus durable de l’espace américain puisque l’esclavage commence dans les années 1530 et est aboli en 1888. Et il touchera aussi les Indiens, dits « nègres de la Terre ».

Je dis que la société brésilienne est coloniale au sens où elle est née de la conquête et de la violence. C’est une société pluriethnique (Indiens, Portugais, Africains, etc) et une société d’Ancien régime, sous les tropiques. Et beaucoup de choses qui nous étonnent dans une société coloniale de l’époque moderne, comme par exemple les systèmes hiérarchiques, se retrouvent en fait en Europe.

J’ai voulu montrer comment le monde colonial fait société dans la mesure où il n’est pas uniquement construit sur la violence. Elle est présente, mais il y a d’autres formes de lien social.

L’évêque de Rio à la fin du XVIIe siècle, après avoir été chassé par les colons, dit : « Ce monde-là n’est pas encore catholique ». Les Portugais l’ont chassé car ils ne supportaient pas l’étroite surveillance des cadres de l’Eglise.

>>> Extrait musical choisi par l'invitée : "Maria vai com as outras" de Maria Creuza

>>> Pour en savoir plus sur l'article « Les frontières religieuses dans le Brésil du XVIe siècle : le chamanisme colonial des missionnaires jésuites et des Indiens tupinambas » de Charlotte de Castelnau-L’Estoile, paru dans les Cahiers des Amériques latines en 2011.

et sur le laboratoire de l'ICT (Identités-Cultures-Territoires).

Intervenants
L'équipe
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......