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Jeune garçon retranscrivant les pensées d'un chimpanzé
Épisode 1 :

Humanité, animalité : où sont les frontières ?

44 min
À retrouver dans l'émission

De la connaissance scientifique sur l'animal à la préservation de la biodiversité, en passant par de brûlantes questions éthiques et judiciaires, "Matières à penser" s'intéresse cette semaine aux animaux. Ce soir, avec Yves Christen, biologiste, éthologue et journaliste scientifique.

Jeune garçon retranscrivant les pensées d'un chimpanzé
Jeune garçon retranscrivant les pensées d'un chimpanzé Crédits : RichVintage - Getty

Depuis des centaines, voire des milliers d’années, les humains ont appris à vivre avec la certitude que leur espèce était séparée des autres espèces et du reste de la nature. Religions et philosophies occidentales les en ont persuadés.

Aujourd’hui encore, en dépit des connaissances acquises, il semble que nous ayons du mal à renoncer à notre domination et à ne pas penser le monde comme notre propriété. Une attitude à l’origine des dégâts infligés à la planète, selon mon invité de ce soir. Reconnaître enfin l’animal pour ce qu’il est, c’est  nous sauver.

On en parle ce soir avec Yves Christen, biologiste, éthologue et journaliste scientifique.

Je dis ces "gens"-là [les animaux], c'est automatique. Je me suis rendu compte en les observant qu'ils avaient des histoires singulières, et vécu des événements pathétiques. On rentre ainsi dans la vie des "gens" comme dans la misère humaine.

Ce qu'il y a de plus spécifique à l'homme c'est d'être capable d'imiter. Le singe imite une action afin d'obtenir la compréhension d'un phénomène, cependant celui-ci préférera rapidement se baser sur sa compréhension plutôt que sur l'imitation pour résoudre un problème. Pour autant , il est parfaitement capable d'imiter.

Les corvidés peuvent se projeter mentalement dans le passé et dans le futur. [...]Les animaux ne sont pas fixés dans le temps, ils ont des souvenirs du passé et ils ont une projection sur l'avenir. Les études qui le prouvent mettent l'accent sur un point important : la mémoire ne sert pas fondamentalement à se souvenir du passé, mais à anticiper l'avenir.

Les animaux "non-humains" ont exactement les mêmes problèmes que nous car ils vivent dans le même monde que nous, il est donc normal qu'ils aient les mêmes outils cognitifs que nous pour fonctionner dans ce monde.

Cette façon de mettre l'humain au dessus de tout et de lui donner tous les droits, est évidemment la cause du problème écologique.

Le propre du cerveau est de concevoir et de penser le monde, non pas de le photographier. Il en va de même pour le cerveau de tous les animaux. [...]Il n'y a rigoureusement rien de particulier dans un cerveau humain par rapport à un cerveau animal : mêmes types de fonctionnement, mêmes types de cellules et de mécanismes du système nerveux. L'homme en possède simplement davantage.

il est possible que les animaux d'élevages ou domestiques aient perdu certaines capacités cognitives parce qu'elles ne sont plus nécessaires, mais il ne fait aucun doute que ceux-ci ont toujours des capacités de sensibilité.

Extrait musical : L'homme et le singe de Gilles

Bibliographie

L'animal est-il une personne ?

L'animal est-il une personne ?Flammarion, Collection Sciences humaines, 2009

Intervenants
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