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John Gielgud jouant Raskolnikov se confessant dans une mise en scène de Crime et Châtiment au théâtre, en 1946
Épisode 2 :

L’aveu comme puissance d’affirmation et détachement de soi

44 min
À retrouver dans l'émission

L’aveu est une pratique complexe et controversée. Sa plasticité et son ambivalence expliquent qu’il soit toujours présent sans jamais cesser de se recomposer. Nous vous proposons d’explorer les différentes formes contemporaines, attendues ou plus inattendues de l’aveu. Ce soir avec Jérôme Porée.

John Gielgud jouant Raskolnikov se confessant dans une mise en scène de Crime et Châtiment au théâtre, en 1946
John Gielgud jouant Raskolnikov se confessant dans une mise en scène de Crime et Châtiment au théâtre, en 1946 Crédits : Denis De Marney - Getty

L’aveu peut également être interprété comme un acte de détachement de soi, de séparation d’avec un acte que l’on réprouve. Dans ce sens-là, il manifeste une puissance d’affirmation morale du sujet, et une volonté d’ouvrir à nouveau l’avenir. C’est le sens que lui donne notamment Paul Ricœur dans son œuvre. Discussion ce soir, avec Jérôme Porée, philosophe, auteur de Phénoménologie de l’aveu.

Avouer, c'est se reconnaître comptable de la souffrance que l'on a commis à l'autre.

Les deux fonctions essentielles de l'aveu sont : responsabiliser les vrais coupables, et reconnaître les vraies victimes. Les deux profils souffrants tout deux de solitude morale [...] l'aveu ouvre le chemin de la réhabilitation sociale [...] avouer c'est faire le choix d'un monde commun. 

l'aveu restaure l'institution du langage et lui permet de refonctionner lorsqu'elle est menacée par le mensonge.

L'aveu mobilise les ressources inemployées de justice et de bonté chez l'homme.

Extrait musical : Quatuor Borodine - Shostakovich Quartet N.8

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