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Épisode 4 :

Le droit au silence

44 min
À retrouver dans l'émission

Nous décryptons ce soir le droit au silence, en compagnie de Ioannis Papadopoulos, professeur de droit à l'Université de Thessalonique.

Individus mis en état d'arrestation en 1951 à New York.
Individus mis en état d'arrestation en 1951 à New York. Crédits : © Keystone-France - Getty

Le cinquième amendement à la Constitution américaine garantit le droit au silence - ou, devrait-on dire, le droit à ce qu’aucune conséquence ne soit tirée de son silence devant la police - à condition que ce choix soit formalisé selon un rituel bien précis (les Miranda Warnings). Ce droit, qui fut souvent invoqué lors du maccarthisme, a pour corollaire que lorsque l’on tient un discours devant la police ou un juge, on ne peut plus en changer après. Une responsabilisation dans les deux cas donc.

Le droit au silence, central dans la tradition anglo-américaine, commence au XVIIe siècle en Angleterre, et s'inscrit au cœur de la "Common law". C'est une tradition dont la paternité est attribuée au juge Edward Coke, grande figure de la Common Law.

Ce droit est une règle prophylactique, c'est-à-dire qui préserve et qui protège. C'est une règle protectrice en faveur du suspect, et par rapport à tout l'environnement coercitif que la police peut mettre en place.

Les polices américaines sont très impressionnantes. Tout leur apparat et leur mise en scène sont d'emblée destinés à vous placer dans une position d'infériorité. […] Dans ce contexte, les "Miranda Warnings" sont là pour protéger les coupables comme les innocents.

>>> Extrait musical choisi par l'invité : "One Phone Call/Street Scenes" par Miles Davis, tiré de son album "You're under arrest".

1ère diffusion le 26 décembre 2019.

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