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Épisode 5 :

La vertu du silence pour Camus

43 min
À retrouver dans l'émission

Réflexion ce soir avec Agnès Spiquel, professeure émérite de littérature française à l'Université de Valenciennes et présidente de la Société des études camusiennes, sur le poids du silence dans l'œuvre d'Albert Camus.

Portrait daté du 17 octobre 1957 de l'écrivain français Albert Camus.
Portrait daté du 17 octobre 1957 de l'écrivain français Albert Camus. Crédits : © STF - AFP

À l’heure de l’intellectuel médiatique qui ne vit que de ses apparitions et des propos publics, la position d’Albert Camus paraît singulière. À plusieurs moments de son existence en effet, il a fait le choix du silence, non pas par refus de participer aux affaires du monde mais pour ne pas ajouter à son malheur.

Nous en parlos ce soir en compagnie d'Agnès Spiquel, professeure émérite de littérature française à l'Université de Valenciennes spécialiste de l'oeuvre d'Albert Camus et présidente de la Société des études camusiennes.

Dans les années 1930, Albert Camus est en Algérie. Il est un militant engagé dans la vie culturelle, et expérimente déjà tous les problèmes de la lutte, tous les faux-semblants du discours politique. Sa réflexion sur le silence date de cette période-là, et du constat de l’état de la parole dans l'Algérie coloniale des années 1930.

Camus est quelqu’un qui a aimé et qui a écouté le silence.

Devant le silence qui accueille « Chroniques algériennes » (1958), Albert Camus se tait, et c’est à l’art qu’il va demander de parler de l’Algérie : il commence à écrire « Le Premier Homme » (1994).

>>> Extrait musical choisi par l'invitée : "String Quintet No. 4 in G minor, K. 516" de Mozart

Intervenants
  • Professeure émérite de littérature française à l'Université de Valenciennes, spécialiste de l'oeuvre d'Albert Camus et présidente de la Société des études camusiennes.
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