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Installation de l’UNICEF (8 septembre 2019) : 3758 cartables déposés au siège de l'ONU pour dénoncer les décès d'enfants lors de conflits, deux semaines avant le 30e anniversaire de la Convention relative aux droits de l'enfant.
Épisode 5 :

Les enfants saisis par le droit

44 min
À retrouver dans l'émission

Le « droit des enfants » a son « Que sais-je ? » écrit par Françoise Dekeuwer-Defossez, mais est-il une spécialité suffisamment reconnue ?

Installation de l’UNICEF (8 septembre 2019) : 3758 cartables déposés au siège de l'ONU pour dénoncer les décès d'enfants lors de conflits, deux semaines avant le 30e anniversaire de la Convention relative aux droits de l'enfant.
Installation de l’UNICEF (8 septembre 2019) : 3758 cartables déposés au siège de l'ONU pour dénoncer les décès d'enfants lors de conflits, deux semaines avant le 30e anniversaire de la Convention relative aux droits de l'enfant. Crédits : © Handout / Communiqué - Getty

Le droit des enfants répond-il au besoin exprimé partout de penser les problèmes juridiques liés à l’enfance, avant la naissance, selon la naissance, après la naissance et jusqu’à la majorité, et avec quelles étapes dans ce temps de l’enfance, et quelles protections ? Le droit n’est pas un artifice extérieur, mais il définit lui aussi les enfants, les parents, la famille, dans le but de régler leurs relations, et nos vies, face aux dangers et aux conflits. On verra passer aussi ce soir dans cette conversation avec Françoise Dekeuwer-Defossez, auteure de l'ouvrage “Les Droits de l’enfant” (PUF, 2018), le corps des femmes, la question de l’autonomie, et de nouvelles fragilités parfois inattendues. L’inquiétude et la confiance de la juriste, et la nécessité d’y répondre.

Le droit de l’enfant est peu enseigné au niveau universitaire et peu de centres de recherches l’étudient car ça n’est pas considéré comme une discipline à part entière. 

Il est difficile de donner une voix autonome à l’enfant car l’enfant est celui qui ne parle pas, qui n’a pas de capacité juridique, qui n’a pas de discernement. Il est donc difficile de donner des droits à un être humain qui n’est pas en capacité de les faire valoir lui-même.

Le statut juridique de l’enfant dans le ventre de sa mère est ambigu car si l’on reconnaît des droits au fœtus, on impacte la liberté de la mère.

>>> Extrait musical choisi par l'invitée : "Les jolies colonies de vacances" de Pierre Perret.

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