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Débat final entre Romano Prodi et Silvio Berlusconi - élections en 2006 (Avril)
Épisode 1 :

Le parlement et l’état du débat public

44 min
À retrouver dans l'émission

Les intellectuels n’ont pas disparu mais ils ont changé et varié leurs modes d’engagement ! Les philosophes par exemple : ils peuvent être ou avoir été ministres, députés, ambassadeurs, fondateurs de think-tanks, membres de comités d’éthique... Quels sont ces modes d’engagement nouveaux ?

Débat final entre Romano Prodi et Silvio Berlusconi - élections en 2006 (Avril)
Débat final entre Romano Prodi et Silvio Berlusconi - élections en 2006 (Avril) Crédits : © Eric Vandeville - Getty

Quels liens avec les problèmes d’aujourd’hui, avec les réflexions philosophiques qu’ils et elles mènent par ailleurs, et qui sont très divers, couvrant tout le spectre de la politique ? C’est une génération, un mouvement, souvent invisible, rencontrons-les, écoutons-les, discutons ensemble.

Michela Marzano expérimente divers usages de la parole publique : l’enseignement de la philosophie en France, le parlement Italien, maintenant aussi la fiction et la littérature. L’état des lieux qu’elle en dessine est révélateur : la parole politique semble passer par l’insulte et empêcher l’argument ; l’enseignement de la philosophie est alors plus essentiel mais aussi plus isolé que jamais ; reste alors la littérature, son roman L’Amour qui reste en témoigne, pour dire l’essentiel, autrement. Mais l’état des lieux est inquiétant, et vaut pour tous les pays d’Europe.

Désormais, et je crois que c’est la même chose en France, en Italie, (…) la parole n’a de poids que si elle blesse. Au lieu d’argumenter, il faut insulter. (Michela Marzano)

Les problèmes face auxquels on se retrouve sont dus à une perte progressive (...) de capacité à comprendre l’autre, à accepter le point de vue de l’autre. (…) Tout ce qui est différent de nous nous pose un problème. Ce n’est pas quelque chose de nouveau, cela s’est construit et s’est déconstruit : en Italie dans les années 80, avec la télé poubelle, des émissions prêtes à décerveler les téléspectateurs (...), et je me souviens de Patrick Lahaye, ancien directeur de TF1, disant que la raison d’être des émissions était la publicité. Vingt ans, trente ans après, on voit le résultat. (Michela Marzano et Frédéric Worms)

Il est toujours important de distinguer ce qui relève du droit et ce qui relève de la philosophie morale. C’est justement parce qu’il y a une différence que moi, en tant que philosophe, je peux me permettre de critiquer une loi et de dire que c’est une loi qui ne correspond pas complètement à une morale qui se fonde sur un certain nombre de valeurs, comme la dignité, etc. (Michela Marzano)

Extrait musical choisi par l'invitée : "Pensieri et parole" par Lucio Battisti (1971)

Bibliographie

Intervenants
  • Chercheuse, philosophe, auteure et ancienne députée italienne. Professeure des Universités Paris Descartes SHS et Sorbonne Paris Cité.
L'équipe
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