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Fécondation in vitro.
Épisode 1 :

La parole aux praticiens de la PMA

44 min
À retrouver dans l'émission

Cette semaine, nous entendrons des gens de terrain en dialogue avec écrivains, philosophes, juristes... Ce soir, avec Catherine Avril, gynécologue-obstétricienne, Christine Decanter, Chef de service au CHRU de Lille et Jean-Philippe Wolf, Chef de service à l'hôpital Cochin à Paris.

Fécondation in vitro.
Fécondation in vitro. Crédits : © Science Photo Library - KTSDESIGN - Getty

Une émission en partenariat avec Le Quotidien du médecin.

La vraie vie, les évolutions vécues au sein de centres de fécondation in vitro. Deux femmes et un homme : Catherine Avril, gynécologue-obstétricien, responsable du centre d'Assistance médicale à la procréation Rouen Mathilde, Christine Decanter, Chef du service d’Assistance médicale à la procréation et de la préservation de la fertilité au CHRU de Lille, Jean-Philippe Wolf, Chef du service Biologie de la Reproduction à l’Hôpital Cochin nous font part de leur vécu au cœur de leur quotidien avec les hommes et les femmes venus pour rendre possible un désir d’enfant. Les confidences des uns et des autres, leurs souhaits mais aussi leurs colères…

La chose fondamentale qui a changé, c’est cet étonnement des femmes lorsqu’on leur dit que leur réserve ovarienne est déjà basse à 35 ans alors qu’elles ont l’espérance de vie que l’on sait et que physiquement, on leur donne 25 ans ! Pour elles, c’est extrêmement difficile à vivre. (Catherine Avril)

Il existe du sperme dans une quantité absolument industrielle, qui ne sert pas à grand-chose, alors que les ovocytes, il y en a peu. Les femmes, beaucoup l’ignorent, portent tous les ovocytes qu’elles ont depuis leur naissance, ce qui fait que le stock qu’elles ont vieillit en même temps qu'elles. (…) Les ovocytes sont en permanence soumis à tous les toxiques possibles : l’environnement, la cigarette, les perturbateurs endocriniens, les parabènes, etc. Donc, (…) plus les femmes montent en âge, et quand on dit "âgées" c’est trente-cinq, trente-sept ans, plus les difficultés grandissent. (Jean-Philippe Wolf)

On sait maintenant presque tout faire avec un sperme, même très altéré. Par contre, l’assistance médicale ne donne pas de réponse aux altérations de qualité ou de quantité des ovocytes. C’est vraiment une grande injustice, et c’est pourquoi il existe un engouement pour la conservation ovocytaire. En effet, les femmes pensent qu’en congelant leurs ovocytes, elles augmentent leurs chances de fécondation. (…) Mais il faut les prémunir de l’illusion que cela donne les mêmes chances de grossesse que la fécondation in vivo ou la PMA plus jeune. (Christine Decanter)

Musique diffusée durant l'émission : Ouverture de "La création du monde" de Darius Milhaud par l'Orchestre National de France dirigé par Léonard Bernstein.

Intervenants
  • professeur à la faculté de médecine de Paris-Descartes, travaille au centre de d’Assistance Médicale à la Procréation de l’hôpital Cochin à Paris, chercheur à l’INSERM, ex responsable du CECOS/Cochin.
  • Gynécologue-obstétricienne, responsable du centre d'assistance médicale à la procréation de la Clinique Mathilde de Rouen.
  • Chef du service d’Assistance médicale à la procréation et de la préservation de la fertilité au CHRU de Lille.
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