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Un bébé chimpanzé apprécie une friandise glacée au Zoo de Taronga, fournie par les gardiens en raison des températures élevées prévues en novembre 2015 à Sydney (Australie).
Épisode 1 :

Une différence cérébrale

44 min
À retrouver dans l'émission

Quelles relations entre l’animal et l’humain ? Quelles relations à l’intérieur même de l’être humain ; son cerveau, son mode de vie, la connaissance, la culture ? Réponses avec Alain Prochiantz, chercheur en neurobiologie, professeur au Collège de France et auteur de "Singe toi-même" (2019).

Un bébé chimpanzé apprécie une friandise glacée au Zoo de Taronga, fournie par les gardiens en raison des températures élevées prévues en novembre 2015 à Sydney (Australie).
Un bébé chimpanzé apprécie une friandise glacée au Zoo de Taronga, fournie par les gardiens en raison des températures élevées prévues en novembre 2015 à Sydney (Australie). Crédits : © Cameron Spencer - Getty

Dans tout le travail sur le cerveau d’Alain Prochiantz auteur de Singe toi-même (Odile Jacob, 2019), chercheur en neurobiologie et professeur au Collège de France - une question est curieusement centrale : celle de la différence entre l’homo « sapiens » et les autres « singes ». Bien sûr, cette question vient du travail sur l’intérieur du cerveau, et des nouveaux apports de la génétique ou de l’épigénétique. Il y a un saut qualitatif du cerveau humain, différence qui a surgi dans le temps de l’évolution, qui revient aux moments cruciaux du développement mais qui, quoique temporelle et biologique, n’est pas relative. Nous sommes de part en part des vivants, mais ce n’est pas une raison pour nier l’unité et la spécificité des humains. C’est de là qu’il faut repartir pour penser aussi les relations avec les autres vivants.

"Singe toi-même" est un livre important car il pose une question biologique fondamentale : comment, en sept millions d’années, nous sommes-nous séparés des chimpanzés et des bonobos ? Cela tient du mystère.

Les questions de l’antispécisme, du droit des animaux, qui sont au cœur de controverses sociétales, sont des questions très mal abordées, certainement par ignorance.

Savoir que les humains ne sont pas des singes comme les autres est une question politique forte. Il est essentiel de rétablir la frontière entre les humains et les animaux.

Les limites aux nouvelles pratiques génétiques et technologiques sont posées par le droit, qui n’est ni naturel, ni théologique. C’est un droit immanent qui marque l’évolution de sociétés, et qui a évolué vers une protection des espèces qui nous sont proches.

>>> Extrait musical : "Mon meilleur ami est un chien" de Philippe Katerine

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