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Maison détruite par un ouragan au Texas, Etats-Unis.
Épisode 2 :

Tout n’est pas perdu, vivons l’effondrement !

43 min
À retrouver dans l'émission

Oui, le siècle nous semble assez mal parti et il n’est pas certain que nos sociétés et leurs gouvernants aient pris toute la mesure des enjeux démographiques, écologiques et sociaux devant nous. Cinq émissions pour regarder vers le futur. Ce soir, avec Pablo Servigne, chercheur.

Maison détruite par un ouragan au Texas, Etats-Unis.
Maison détruite par un ouragan au Texas, Etats-Unis. Crédits : © switas - Getty

Pablo Servigne se considère comme un catastrophiste raisonné. Catastrophiste « éclairé », pour reprendre les mots du philosophe Jean-Pierre Dupuy. Il assume le terme car il se veut réaliste. Il plaint plutôt ceux qui ne s’inquiètent pas de l’état de la planète. Voilà les vrais utopistes ! Il a écrit, il y a quelques années : Comment tout peut s’effondrer : petit manuel de collapsologie, à l’intention des générations présentes. Puis  l’Entraide, l’autre loi de la jungle. Il vient de publier : Une autre fin du monde est possible. Résilience, expériences positives, générations à venir…   Ou - c’est le sous-titre du livre - : « comment vivre l’effondrement et pas seulement y survivre ».

Bruno Latour met bien cela en évidence : il y a un acte de sécession des plus riches (élite économique et politique) qui sont très informés, en tous cas certains. Ils se préparent et ont les moyens de se construire un bunker doré : certains s’achètent des terres en Nouvelle-Zélande, et un jet privé qui les amènera là-bas… Il y a une pagaille, ils sont grandement responsables et ils se barrent ! (Pablo Servigne)

  • A propos des survivalistes : 

On ne peut pas survivre seul, et on ne peut pas vivre. (…) La clé, c’est faire du lien. Ces gens-là retrouvent du lien avec les voisins, vont au conseil municipal. Progressivement, ils se rendent compte que le vrai bunker, ce sont les liens sociaux, l’entraide par anticipation. (Pablo Servigne)

Pour Philippe Descola, il faut arrêter d’employer le mot « nature », parce que nous sommes la seule culture à avoir séparé l’humain de la nature. Les autres cultures ne comprennent pas pourquoi l’on a fait ça. (…) Quels liens a-t-on avec les non-humains ? Les plantes, les champignons, les animaux… Ce sont des questions dont on n’a pas du tout l’habitude de parler, contrairement à d’autres peuples qui ont des relations d’interdépendance beaucoup plus riches et dont on pourrait apprendre beaucoup. (…) Nous sommes aveugles et sourds aux cris que nous lance la nature. (Pablo Servigne)

Musique diffusée pendant l'émission : "L'univers" de Dick Annegarn.

Intervenants
  • ingénieur agronome de formation, essayiste et théoricien de la collapsologie
L'équipe
Production
Réalisation
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