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Épisode 2 :

Les femmes à l’assaut de la PMA

44 min
À retrouver dans l'émission

L’évolution de la société et de la médecine pousse à ne pas se cantonner au domaine strictement médical. Nous écouterons des gens de terrain en dialogue avec écrivains, philosophes, juristes... Ce soir avec Rozenn Le Carboulec, de Têtu, et Martine Segalen, anthropologue.

Crédits : © Cavan Images - Getty

Une émission en partenariat avec Le Quotidien du médecin.

L’extension de la PMA aux femmes seules et aux femmes homosexuelles, Martine Segalen, ethnologue française, spécialiste de la famille et Rozenn Le Carboulec, rédactrice en chef de la revue en ligne Têtu, nous font part de leurs réflexions sur le sujet. Le passage du médical au social soulève de nombreuses questions sur l’éthique pour tous et l’évolution de notre société.

Quatre-vingt-dix femmes lesbiennes célibataires interpellent les médias sur leur invisibilisation, et par là même sur l’invisibilisation des principales concernées lorsque l’on aborde la PMA dans les médias. Nous avons fait le constat que ces dernières semaines et ces derniers mois, lorsque l’on aborde la PMA, on invite beaucoup d’opposants, des évêques, des médecins, des militants de la manif pour tous, qui donnent leur point de vue sur ce que les femmes devraient faire de leur propre corps, et que l’on donne finalement peu la parole aux principales concernées. (Rozenn Le Carboulec)

L’idée que l’État français va autoriser des femmes à ne faire un enfant qu’avec un seul parent et une seule filiation, c’est ça qui serait déjà le saut. Si la loi accordant la PMA aux femmes seules ou aux femmes lesbiennes en couple est votée, l’Etat va instaurer pour la première fois une seule filiation, et c’est assez surprenant. (…) Même si tous mes collègues anthropologues disent qu’il n’y a pas de problème, ce serait un saut. (Martine Segalen)

Je pense qu’il y a quand même une énorme différence entre le fait de savoir qui est son père, même si il est complètement absent, et ne pas connaître son identité. (…) Je pense que c’est ça que l’on pourrait mettre sur la table. (…) Il me semble que la levée de l’anonymat serait un corollaire important à cette autorisation de la PMA, selon certaines conditions. (Martine Segalen)

La GPA est une pratique de marchandisation abominable des corps humains pour le désir de couples riches occidentaux qui vont se faire faire des GPA à l’étranger, et dans des conditions que tout le monde connaît. (Martine Segalen)

La GPA et la PMA sont deux revendications complètement différentes puisque pour la PMA, on parle d’une revendication d’égalité devant la loi étant donné qu’elle n’est ouverte qu’aux couples hétérosexuels qui ont des problèmes de fertilité. La GPA, quant à elle, est interdite à toutes et à tous, couples hétérosexuels et homosexuels. Lorsque l’on parle d’un glissement de la PMA à la GPA, c’est totalement faux, le débat aujourd’hui porte uniquement sur la PMA. Pour l’instant, la GPA n’est pas du tout d’actualité. (Rozenn Le Carboulec)

Pour en savoir plus

Visitez le site de la revue d'actualité LGBT Têtu.

Lien vers le site du CoRP (Collectif pour le respect de la personne), qui milite pour l’abolition internationale de la GPA.

Chanson diffusée pendant l'émission : "Je veux un enfant" de Brigitte.

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