LE DIRECT

ALIEN, LA SAGA

2h
À retrouver dans l'émission

par François Angelier

Réalisation : Laurent Paulré

Collaborateurs : Jean-Baptiste Thoret, Philippe Rouyer

Affiche Prometheus
Affiche Prometheus

Alors que "Prometheus", l'Alien 0, le prequel du premier épisode, sort dans les salles sous la signature, de nouveau, de Ridley Scott, Mauvais Genres remontera ce soir le cours du temps pour vous narrer et décrypter la saga en cinq épisodes de la bête noire, baveuse,griffue et tout en dents rétractables, l'histoire de l'Autre majuscule tapie dans les recoins du vaisseau. Souvenez-vous : nous étions en 1979. Une décade prodigieuse s'achevait pour le cinéma de science-fiction ; neuf années qui avaient vus sortir, de THX 1138 de George Lucas (1970) à Rencontres du troisième type de Stephen Spielberg (1978), en passant par Abattoir 5, Solaris, Soleil vert, Rollerball et Starwars, une masse impressionnante de classiques d'une science-fiction aux codes sans cesse réinventés. Mais nous n'avions encore presque rien vu.

Alien, affiche
Alien, affiche

Dans la semaine du 12 septembre 1979, s'affichait aux entrées des cinéma un ovoïde d'un blanc plâtreux surmonté d'une accroche à l'efficacité redoutable : "dans l'espace, personne ne vous entend crier". S'imposant avec la violence féroce de leur créature, Ridley Scott, ses scénaristes Shussett et O'Bannon, son mage graphique R.H. Giger, ses décorateurs, sound-designer, le musicien jerry Glodsmith, offraient une autre dimension à l'écran fantastique : l'horreur fusionnait dans un cri avec le space opera. L'histoire de l'équipage du vaisseau-cargo Nostromo, peu à peu décimé par une forme de vie inconnue et prédatrice, mariait effroi lovecraftien et SF galactique. Caméra-boa, rôdeuse et toute en reptation, semblant habiter le décor comme son antre ; suspense basé sur l'attente, l'incertitude et la démultiplication des sources visuelles : prises de vue réelles, image vidéo, signaux radar ; scènes-choc à la violence atroce : le monstre gicle hors du ventre du pilote, la bête fond des hauteurs pour happer les membres de l'équipage ; un alien dont on suit la croissance, de l'oeuf à l'état adulte, filmée par détail et sans saisie globale : mâchoires baveuses et retractiles, crâne lisse telle une cosse énorme, pas d'yeux, queue de saurien à la fois fouet et crochet. Une nouvel âge de la peur à l'écran s'ouvrait là, centrée autour de la silhouette longiligne de Sigourney Weaver, éternelle rescapée.

La suite de la série, trois et désormais quatre épisodes, déploiera et explicitera les ressources du scénario mythique : film de marines avec James Cameron (Aliens, 1986), affrontement frontal au coeur d'un bagne galactique pour David Fincher (Aliens 3, 1992), intrigue Steampunk pour Jean-Pierre Jeunet (Alien resurrectnio, 1997). Au fils des années, les constantes se maintiennent : apparence d'un monstre dont on découvre peu à peu la lignée, figure charismatique de Ripley, procédures récurrentes des attaques bestiales. À l'image de James Bond, Alien livre des variations sur une base narrative et des moments attendus et désormais mythiques. À cette tétralogie, qu'ajoutera le nouveau film de Ridley Scott ? 5e épisode pour 8ème passager, c'est donc ce soir dans Mauvais Genres.

> Découvrez aussi un article avec différentes interviews de François Angelier intitulé : "D'Alien à Prometheus, la saga teratologique débute et se boucle"

Alien le retour 2
Alien le retour 2
Alien 3, v2
Alien 3, v2
alien resurrec
alien resurrec
Alien
Alien

L'encyclopédie des mauvais genres de Céline du Chéné: Andréa Ferréol.

Andréa Ferréol
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