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Portrait d'Alan Moore

Conclave de mages et chœur de bardes : Alan Moore, Claro, Pacôme Thiellement

1h
À retrouver dans l'émission

Ce soir pour sa rentrée des classes Mauvais Genres reçoit Claro, traducteur du gargantuesque Jérusalem d'Alan Moore.

Portrait d'Alan Moore
Portrait d'Alan Moore Crédits : Colin McPherson / Contributeur - Getty

Conclave de mages et assaut de barbes, en ce samedi, pour le lancement de la 21ème saison de Mauvais Genres qui fêtera en octobre ses 20 ans. On y évoquera en effet, avec Claro, son traducteur, le Jérusalem d'Alan Moore (ed. Inculte), monument romanesque ésotérique de plus de 1200 pages, élevé par le scénariste des Watchmen et de V pour vendetta, à la gloire de sa cité-mère, la ville de Northampton. Une intarissable ode poétique et polyphonique brassant toutes les formes d'écriture, toutes les intensités visionnaires et un monde de personnages de toute nature et de tous les temps. Northampton y devient un édifice romanesque tridimensionnelle, historico-magique, qui est avant tout une réflexion sur la nature du temps et son articulation avec l'espace et l'Histoire. Vertigineux. Évocation également de La Victoire des sans roi, méditation poétique de Pacôme Thiellement sur la révolution mystique prônée par la tradition gnostique, hors église, hors dogme, à la source même de l'élan spirituel.

Avec la collaboration de Pacôme Thiellement, Christophe Bier, Céline du Chéné

R O M A N : Jérusalem, d'Alan Moore - ed. Inculte

Jérusalem / Alan Moore
Jérusalem / Alan Moore Crédits : Inculte

" Et si une ville était la somme de toutes les villes qu’elle a été depuis sa fondation, avec en prime, errant parmi ses ruelles, cachés sous les porches de ses églises, ivres morts ou défoncés derrière ses bars, les spectres inquiets ayant pris part à sa chute et son déclin ? Il semblerait que toute une humanité déchue se soit donné rendez-vous dans le monumental roman d’Alan Moore, dont le titre – Jérusalem – devrait suffire à convaincre le lecteur qu’il a pour décor un Northampton plus grand et moins quotidien que celui où vit l’auteur. Partant du principe que chaque vie est une entité immortelle, chaque instant humain, aussi humble soit-il, une partie vitale de l’existence, et chaque communauté une cité éternelle, Alan Moore a conçu un récit-monde où le moindre geste, la moindre pensée, laissent une trace vivante, une empreinte mobile que chacun peut percevoir à mesure que les temps semblent se convulser. Il transforme la ville de Northampton en creuset originel, dans lequel il plonge les brûlants destins de ses nombreux personnages. Qu’il s’agisse d’une artiste peintre sujette aux visions, de son frère par deux fois mort et ressuscité, d’un peintre de cathédrale qui voit les fresques s’animer et lui délivrer un puissant message, d’une métisse défoncée au crack qui parle à la braise de sa cigarette comme à un démon, d’un moine du IXe siècle chargé d’apporter une relique au « centre du monde », d’un sans-abri errant dans les limbes de la ville, d’un esclave affranchi en quête de sainteté, d’un poète tari et dipsomane, tous sentent que sous la fine et fragile pellicule des choses, qui déjà se fissure, tremblent et se lèvent des foules d’entités. Des anges ? Des démons ? Roman de la démesure et du cruellement humain, Jérusalem est une expérience chamanique au coeur de nos mémoires et de nos aspirations. Entre la gloire et la boue coule une voix protéiforme, celle du barde Moore, au plus haut de son art." Claro - Présentation de l'éditeur

Pour en savoir plus

le site officiel de Jérusalem

La mini-série d'arte : Dans la tête d'Alan Moore

La Chronique de Céline du Chéné

Céline du Chéné recevra dans l'Encyclopédie pratique des mauvais genres, l'artiste Céline Guichard, dans le cadre de l'exposition collective "Riot Girls : les filles cachées de Clovis Trouille". A découvrir à Arts Factory, rue de Charonne à Paris, en ce moment et jusqu'au 23 septembre 2017.

Riot Girls - Les filles cachées de Clovis
Riot Girls - Les filles cachées de Clovis Crédits : Nadia Valentine
Dans les hautes herbes
Dans les hautes herbes Crédits : Céline Guichard

La chronique de Christophe Bier

Un Petit livre pour de grandes rêveries. « La Merveille des petits livres », de Gérald Duchemin, éditions Le Chat rouge, Frontignan, 2017

La merveille des petits livres, Gérald Duchemin, 2017
La merveille des petits livres, Gérald Duchemin, 2017 Crédits : Editions Le chat rouge

L’Eloge de la paresse de Lafargue ou celui de la pornographie de Smolders, les poésies pliées à la main de Marie-Laure Dagoit, La Grève des électeurs de Mirbeau, les romans d’aventures de 32 pages des éditions Ferenczi font mes délices. Leur point commun : la petitesse. Gerald Duchemin aussi a la passion des « petits livres » et leur consacre un éloge fétichiste, ému et amusé. Politique même. Le petit livre conforte le grain de la folie que l’auteur nous « propose d’assumer, contre le monde, contre les autres, contre l’immonde vulgarité des best-sellers et des hypermarchés, ces tout-à-l’égout »

Intervenants
  • Ecrivain, traducteur et éditeur
L'équipe
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