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DVD : la nouvelle vague japonaise

1h
À retrouver dans l'émission

Cinéma japonais: Hiroshi Teshigahara, Nagisa Oshima et Hideo Gosha avec Philippe Rouyer, Jean-Baptiste Thoret et Laurent Vallières HIROSHI TESHIGAHARA -La Femme des sables, Carlotta Les premiers films de Teshigahara sont des court-métrages documentaires, dont on peut retenir particulièrement un film sur le boxeur José Torres, tourné aux Etats-Unis. Très influencé par le surréalisme, ce cinéaste de ce que l'on a appelé la "Nouvelle Vague japonaise" adaptera quatre fois le grand romancier Abe Kobo, pour Le traquenard, Le Visage d'un autre, Le Plan déchiqueté et La Femme des sables. Tourné en 1964, La Femme des sables raconte l'histoire d'un entomologiste, qui se perd dans un désert de sable et échoue chez une recluse, qui vit dans un trou de sable. Il y reste de son plein gré, trouve un moyen de rendre potable l'eau qui filtre à travers le sable, entretient des rapports très particuliers avec cette femme et refuse de s'enfuir quand il en a l'occasion. Teshigahara s'amuse à concocter de troublantes images surréalistes, à l'aide de superpositions et de gros plans sur la texture des peaux et réalise un grand film esthétique sur la perte de l'identité et l'enfermement. ce film obtint en 1964, le grand prix du Jury au Festival de Cannes, dans une version européenne de 2 heures. Carlotta nous la propose ainsi que la version originale japonaise d'une durée de deux heures vingt. NAGISA OSHIMA - Contes cruels de la jeunesse, in coffret La trilogie de la jeunesse, qui contient: Une Ville d'amour et d'espoir, Contes cruels de la jeunesse et L'Enterrement du soleil, Carlotta Réalisé en 1960, Contes cruels de la jeunesse, est le deuxième film de Nagisa Oshima. Jeune lycéenne, Makoto profite du succès qu'elle a auprès des hommes mûrs pour se faire raccompagner chez elle avec une amie. Un soir, elle manque de se faire violer, quand un jeune homme intervient. C'est le début d'une étrange histoire d'amour entre la jeune fille et le petit truand. Dans ce film, tourné en extérieur, l'une des premières réalisations de la nouvelle vague japonaise, Oshima dresse le portrait d'une jeune génération insouciante, celle de l'après-guerre et des enfants oubliés de la croissance économique japonaise. Le premier film en couleurs du réalisateur, une oeuvre érotique, violente, celle d'un cinéaste engagé, qui ne cessera dans ses films de critiquer l'ordre familial et de fustiger la société japonaise. HIDEO GOSHA -Femmes de yakuzas, (1986), Wild Side Vidéo En 1986, quand il réalise Femmes de yakuzas, Gosha est l'auteur d'une oeuvre importante, à la gloire des samouraïs rebelles et des yakuzas à la virilité très marquée. Femmes de yakuzas est d'abord un livre de Tomiko Miyao, dont Gosha a adapté plusieurs oeuvres. Il s'agit d'un essai, fait d'entretiens et de témoignages sur les femmes dans le milieu japonais. Le film, lui, s'intéresse au destin d'une femme, épouse d'un patron de la pègre, en prison pour de nombreuses années. Devenue par la force des choses, femme yakuza, elle tente de s'imposer face aux 500 personnes du clan. Le film déroule alors l'histoire complexe des conflits entre les clans et tourne au mélodrame quand il montre les rapports difficiles de cette femme avec sa soeur aux amours tragiques. Agrémenté de passages érotiques et culminant dans une scène finale très sanglante, Femmes de yakuzas donne un point de vue original et assez peu répandu dans le cinéma japonais sur la condition de la femme dans la pègre.

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