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Milan calibre 9 (1972) premier volet de la trilogie de Fernando Di Leo.

Italia arrabiata 7 : une salve pour Fernando Di Leo

58 min
À retrouver dans l'émission

Une salve d'honneur pour le grand Fernando Di Leo en cette fin de saison "Mauvais Genres" !

Milan calibre 9 (1972) premier volet de la trilogie de Fernando Di Leo.
Milan calibre 9 (1972) premier volet de la trilogie de Fernando Di Leo. Crédits : Elephant Films

Le maître du "Poliziottesco" (thriller italien des années 70) est enfin honoré, en France, de parutions dignes de lui : un coffret de 3 DVD/BR (Elephant) proposant sa trilogie de la mafia : Milan Calibre 9, Passeport pour deux tueurs, Le Boss.
Trois films qui permettent d'apprécier l'art de ce grand architecte de la violence visuelle, celle froide comme un éperon de l'acteur Henri Silva, celle, bouillonnante de fureur, de Mario Adorf. 

Saluons par ailleurs la sortie de Avere vent'anni chez Artus Films.
 

Évocation également de la dernière livraison de la collection Make My Day de Jean-Baptiste Thoret : Napoli spara ! de Mario Caiano, et Le Conseiller, d'Alberto de Martino.
Restons groupés, ça va gicler ! pour cette dernière de la saison. 

Dans l'Encyclopédie pratique des Mauvais Genres

Céline du Chéné reçoit l’artiste plasticienne Gaëlle Cueff  pour sa participation à l’exposition collective « Racines » qui se tient dans la galerie d’art contemporain d’Auvers-sur-Oise jusqu’au 27 juin. Elle y présente de nombreuses pièces issues des séries « Les Vibrations de la forêt », « Empreintes », « Mémoire des autres » et « Les Mécaniques du corps ». 

"Daurade en robe de lune"
"Daurade en robe de lune" Crédits : Gaëlle Cueff

Par ailleurs son livre La Clé des chants consacré à une série de collages réalisés entre 2016 et 2019 (tirage limité à 200 ex., numérotés et accompagnés d’une photo signée) est disponible sur son site.  

« Les Vibrations de la forêt #24 »
« Les Vibrations de la forêt #24 » Crédits : Gaëlle Cueff

La chronique de Christophe Bier

Les vertiges de Richard Fleischer

A propos de Richard Fleischer, Serge Daney écrivait en 1967 dans Les Cahiers du cinéma, qu’il était ce « cinéaste qui réussit tous ses films sans réussir une œuvre ». La critique française, si prompte à faire accéder le moindre artisan d’Hollywood à la politique des auteurs, a longtemps fait preuve de légèreté envers le réalisateur de 20000 Lieues sous les mers

Même un Tavernier, pourtant admiratif de l’élaboration formelle de certains de ses films, ne le considère pas comme un auteur « au sens le plus noble du terme ». Les 430 pages enthousiastes que Nicolas Tellop lui consacre dans Richard Fleischer, une œuvre apportent un démenti irréfutable et réhabilitent, sans aveuglement excessif pour ses films de commande et ses égarements, cet auteur qui fut l’un des plus lucides à scruter la réalité de la société américaine, sa violence et ses abîmes, au plus profond des océans et de l’homme.

  • Survivre à Hollywood, de Richard Fleischer, traduit par Julien Guérif. Marest éditeur, Paris, 2021. 436 pp.
  • Richard Fleischer, une œuvre, de Nicolas Tellop. Marest éditeur, Paris, 2021. 436 pp.
Couverture "Richard Fleischer, une œuvre"
Couverture "Richard Fleischer, une œuvre"
Intervenants
  • Historien et critique de cinéma, réalisateur
  • Artiste plasticienne explorant l’empreinte, l’hybridation, la transformation, au moyen d'expérimentations plastiques diverses (collage, sculpture sur os d'animaux, encaustique, photographie peinte).

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