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Florence Cestac

Le syndrome de Florence ou les mondes de Cestac

59 min
À retrouver dans l'émission

Samedi BD et féminin chez Mauvais Genres qui reçoit l'auteure Florence Cestac. Retour sur une carrière et des années de jeunesse qui sonnent les 400 coups dans un établissement pour jeunes filles tenu par des soeurs chanoinesses...

Florence Cestac
Florence Cestac Crédits : © Rita Scaglia

À l'occasion de la parution, chez Dargaud, de deux albums, "Filles des oiseaux" et "Harry Mickson" traitant de ses années de jeunesse en institution pour jeunes filles et de ses débuts dans la bande dessinée, Mauvais Genres reçoit la dessinatrice et scénariste Florence Cestac pour une impitoyable revue de paquetage graphique et une heure d'échange où toutes les formes de bâtons seront rompus en fort menus morceaux. Ces demoiselles au parloir, Hauts les coeurs !

Collaborateurs : Antoine Guillot, Jean-Pierre Dionnet, Christophe Bier, Céline du Chéné

Page 5 / Planche issue de "Filles des oiseaux", Florence Cestac
Page 5 / Planche issue de "Filles des oiseaux", Florence Cestac Crédits : Florence Cestac / Dargaud
Page 6 / Planche issue de "Filles des oiseaux", Florence Cestac
Page 6 / Planche issue de "Filles des oiseaux", Florence Cestac Crédits : Florence Cestac / Dargaud

La chronique de Céline du Chéné / l'Encyclopédie pratique des mauvais genres :

Céline du Chéné reçoit aujourd'hui la dessinatrice Pénélope Bagieu pour Culottées (Gallimard bande-dessinée) afin de nous présenter Clémentine Delait, femme à barbe assumée et fière de l'être. Cette album rassemble 15 récits de femmes culottés qui ont décidé de prendre en main leur destin. Parmi elles, Margaret Hamilton, qui su jouer de son long nez et de son étrange physique pour interpréter les plus terrifiantes sorcières de l'histoire du cinéma, Annette Kellermann, la nageuse australienne de la Belle époque, qui inventa le premier maillot de bain pour femme, et Clémentine Delait, dont elle nous raconte l'histoire... 

Clémentine Delait est née dans les Vosges, en 1865. Après des années passées à se raser, elle décide un jour de laisser pousser sa barbe, fournie et longue. C'est son parcours de femme que décide de dessiner Pénélope Bagieu dans son album Culottées, dédiées aux femmes qui font ce qu'elles veulent. 

Le mari de Clémentine Delait avait des rhumatismes. Il a donc arrêté son activité de boulanger. Ils ont décidé de racheter un petit café dans les Vosges, que Clémentine Delait rebaptise "La femme à barbe". Elle décide qu'elle ne fera pas les choses malgré sa barbe, mais grâce à sa barbe. Sa barbe va devenir un vrai objet de curiosité, mais pas un objet de curiosité malsain. Pénélope Bagieu

Elle va vite devenir un modèle, elle va devenir la mascotte des Poilus. Elle va se travestir, ce qui était interdit à l'époque. C'est une femme très impressionnante. Les gens sont avides des photos de Clémentines, les têtes couronnées d'Europe vont la recevoir... Pénélope Bagieu 

Après le décès de son mari, elle a rejoint un cirque. J’imagine qu'elle a du vivre ça comme une gifle, elle a été dénigrée. Elle est devenue une un objet de curiosité dans une boîte. Pour elle sa barbe n'était vraiment pas un handicap mais une fierté. Pénélope Bagieu 

C'est un plaisir de dessiner des belles courbes, cette belle barbe, ce corps... Pénélope Bagieu 

Madame Delait, la femme à barbe de Plombières, 1923
Madame Delait, la femme à barbe de Plombières, 1923 Crédits : Wikicommons
Le portrait de Clémentine Delait vue par Pénélope Bagieu
Le portrait de Clémentine Delait vue par Pénélope Bagieu Crédits : © Pénélope Bagieu © Manuel Braun

La chronique de Christophe Bier :

Il nous parle aujourd'hui du livre "Bruno Mattei - Itinéraires bis", par David Didelot, aux éditions Artus Films.

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