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Ben E. King ‎– Spanish Harlem. Label: ATCO Records ‎1961

Harlem, d’ouest en est

59 min
À retrouver dans l'émission

Un long travelling musical le long de la 125ème rue pour revisiter la riche et tumultueuse histoire de ce quartier devenu, au fil du temps, mi-afro mi-latino.

Ben E. King ‎– Spanish Harlem. Label: ATCO Records ‎1961
Ben E. King ‎– Spanish Harlem. Label: ATCO Records ‎1961

En un siècle, de la deuxième moitié du XIXème siècle aux années 60, la population de Harlem évolue au gré des vagues d'immigrations successives vers "la cité promise": jusqu'en 1910, Harlem est encore majoritairement peuplé d'Italiens et de juifs d'Europe orientale (c'est même le deuxième quartier juif de New York après le Lower East Side). Ce n'est qu'en 1920-1930 que le quartier se transforme en quartier noir à la faveur de la "Grande migration" des Noirs du Sud. Enfin, dans les années 60, les Portoricains s'installent en masse à Spanish Harlem (East Harlem), rapidement surnommé "El Barrio". 

Dans cette histoire, nous croiserons un homme courant après un secret, des ballrooms enfiévrées, des semelles qui claquent, des renaissances multiples, du jazz, de la salsa et du hip hop. 

Un samedi soir au Savoy Ballroom, février 1956
Un samedi soir au Savoy Ballroom, février 1956 Crédits : Mario De Biasi / Leemage - AFP

Programmation musicale et archives

  • Archive INA : Jean Renoir décrit son arrivée à New York le 31 décembre 1940 (De New York à Hollywood, CD1. Entretiens avec Hélène Tournaire, Les Grandes Heures INA/Radio France)
  • Archive INA: la photographe Martine Barrat (France Culture, Nuits Magnétiques, 10/09/1979)
  • Cortijo y su Maquina del tiempo : Carnaval (1973) - fond sonore -
  • Harlem River Drive (Eddie et Charlie Palmieri) : Harlem river drive theme (1971, compil. Nu yorica !/Culture clash in New York city)  
  • Bob & Earl : Harlem shuffle (1963, compil.  Blaxploitation-Harlem Hustle)
  • Brian Auger : Ellis island (album Back to the beginning) - fond sonore -
  • Archive INA: Jean Renoir raconte son départ pour l'Amérique (De New York à Hollywood, CD1. op. déjà cité)
  • Leonardo Dia : Li fimmini cu lu lipstick (compil. Stranded in the USA. Early Songs of Emigration )- fond sonore -
  • Larry Alpert and the Eriv Yentiff Players :  Galitziana ball (compil. Stranded in the USA ) - fond sonore -
  • Buck & Bubbles : Breakfast in Harlem (1936, compil. Cotton Club : Harlem 1924 - Broadway 1936 / CD 1)
  • Ella Fitzgerald : Drop me off in Harlem (1933,album Ella Fitzgerald sings the Duke Ellington song book
  • Duke Ellington and his Cotton Club Orchestra: A night at the Cotton Club : Cotton Club Stomp suivi de Going to town (enregistré en 1929, compil. Cotton Club..., déjà citée / CD 1 )
  • Fred Astaire : Bojangles of Harlem  (compil. Fred Astaire 100ème anniversaire. Fascinating rhythm
  • Nina Simone : Mr. Bojangles (album Here comes the sun, 1971)
  • Ray Baretto :  New York Soul (1968, compil. El Barrio / Gangsters, latin soul & the birth of salsa 1967-1975)
  • Tito Puente and his orchestra : Tuxedo junction 
  • Tito Puente and his orchestra : Donde estabas tu? (1954)  - fond sonore -
  • Ben E. King : Spanish harlem (1961, compil.Atlantic Rhythm and Blues Vol.4 1958-1962)   
  • Joe Bataan : Rap-o clap-o (1979)     
  • Joe Cuba Sextet : Do you feel it  (1972, compil. El Barrio...déjà citée)

Le proverbe harlémite

I'd rather be a lamppost in Harlem than governor of Georgia. (Mieux vaut être un lampadaire à Harlem que gouverneur de la Géorgie.)"

Jean Cocteau à Harlem en 1936 

Le Lindy Hop qui règne de pus cinq ans, est une gavotte nègre. Il se danse au Savoy, le dancing noir de Harlem. Une longue salle basse entourée d'une balustrade. Au milieu, la piste et l'orchestre. Autour, un promenoir, des loges, et des tables où les spectateurs consomment des boissons naïves. Lorsque nous arrivâmes, l'orchestre jouait une valse (...). Soudain l’orchestre ressuscite, les morts qui dansent s’éveillent de l'hypnose et le Lindy Hop les secoue.

Sur quelle herbe ont-ils marché? Sur la marihuana, l'herbe qui se fume et qui grise. Ces grosses négresses en cheveux et ces petites filles dont la poitrine se cabre(..) deviennent un lasso que les noirs déroulent et enroulent à bout de bras, un boomerang qu'ils lancent et qui les frappe au cœur après avoir tournoyé dans le vide. (...) Des blanches se mêlent aux couples noirs."(Tour du monde en 80 jours)

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