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Rencontre avec Alex MacLean

59 min
À retrouver dans l'émission

Métropolitains a été interrompu durant six semaines du fait de certaines obligations du service public, nous devions laisser place à la célébration du carême. Métropolitains reprend donc son rythme hebdomadaire en ce dimanche de Pâques. Ce rythme, nous le maintiendrons jusqu'au jour de la Sainte Famille, le dimanche 30 décembre. Et sans interruption d'été cette année car nous avons profité de ce mois et demi de carême pour enregistrer une série d'émissions estivales.

Nous recevrons un aviateur, et architecte, et photographe : Alex MacLean.

D'abord, diverses actualités

• Indications bibliographiques

Charlotte Perriand, un art d'habiter, Jacques Barsac, Norma, 2005, 512 pages, 95 euros.

Jean Prouvé , coll., Françoise-Claire Prodhon, Catherine Drouin-Prouvé, Raymond Guidot, Catherine Coley, Galerie Patrick Seguin, Paris, et Sonnabend Gallery, New York, 2008, deux volumes sous coffret, 216 et 614 pages, 185 euros.


Thierry Nadaud, La reconstruction d'Agadir, ou le destin de l'architecture moderne au Maroc, in : Architectures française outre-mer , Maurice Culot et Jean-Marie Thiveaud dir., IFA, Mission des travaux historiques de la Caisse des dépôts et consignations, Mardaga, Liège, 1992, 410 pages.

Zevaco , Michel Ragon et Henri Tastemain, Le Cercle d'art, 1999, 238 pages.

Casablanca, mythes et figures d'une aventure urbaine , Jean-Louis Cohen et Monique Eleb, Hazan, 1998, 480 pages.

Casablanca , Portrait de ville , Jean-Louis Cohen et Monique Eleb, IFA, 1999, 60 pages.

L’architecture d’aujourd’hui , n°35, Maroc , mai 1951.

L’architecture d’aujourd’hui , n°60, Afrique du Nord , juin 1955.


Sur les toits de New York. Espaces cachés à ciel ouvert , Alex MacLean, introduction de Robert Campbell, Carré, La Découverte, 2012, 240 pages, 42 euros.

Les Grands Ensembles, une architecture du XX° siècle , coll., Ministère de la Culture et de la Communication, Dominique Carré, 2011, 256 pages, 32 euros.

Chroniques aériennes, l'art d'Alex MacLean , Alex MacLean, Gilles A. Tiberghien, Dominique Carré, La Découverte, 2010, 160 pages, 39 euros.

Over, Visions aériennes de l'American Way of Life, une absurdité écologique , Alex MacLean, Dominique Carré, La Découverte, 2008, 360 pages, 59 euros.

L'Arpenteur du ciel, Alex MacLean , textes de Jean-Marc Besse, James Corner, Gilles A. Tiberghien, Textuel-Carré, 2003, 368 pages, 460 images, 54 euros.


Vues aériennes. Seize études pour une histoire culturelle , Mark Dorrian et Frédéric Pousin dir., MétisPresses, 2012, 208 pages, 28 euros.

Ce travail collectif, travail de recherche (à paraître le mois prochain, le 5 mai) traite de l’apport de la vue aérienne à la représentation artistique ou technique de l’espace. Vue aérienne entendue dans un sens large, depuis le Germano-Danois Melchior Lorck et sa célèbre description de Constantinople (1559) jusqu'à Google Earth et aux technologies modernes de la localisation.


Paris vu du ciel , photographies de Yann Arthus-Bertrand, textes de Philippe Trétiack, Chêne, 2009, 232 pages, 49,90 euros.


Désirs de toits , coll., Danièle Voldman dir., Créaphis, 2011, 224 pages, 18 euros.

Nouveaux Paris, la ville et ses possibles , Nicolas Michelin dir, Arsenal-Picard, 2005, 246 pages, 43 euros.

Aménager Paris , Eric Lapierre dir., Duvp, Arsenal, 2005, 256 pages, 28 euros.


New York. Une histoire d'architecture , photographies de Yann Arthus-Bertrand, texte de John Tauranac, La Martinière, 2010, 208 pages, 50 euros.

New York Vertigo , photographies de Michel Setboun, La Martinière, 2007, 192 pages, 45 euros.

New York, Portrait de ville , Jean-Louis Cohen, IFA, 2010, 80 pages, 20 euros.

New York , Jean-Louis Cohen, Citadelles et Mazenod, 2008, 496 pages, 199 euros.

New York. Histoire, promenades, anthologie et dictionnaire , Pauline Peretz dir., Robert Laffont, Bouquins, 2009, 1 366 pages, 32 euros.


Les Grands Ensembles, une architecture du XX° siècle , coll., Ministère de la Culture et de la Communication, Dominique Carré, 2011, 256 pages, 32 euros.

Nécrologie

L'excellent architecte madrilène Luis Moreno Mansilla (1959) est mort durant son sommeil, dans une chambre d'hôtel de Barcelone, à l'âge de 52 ans. Coïncidence cruelle, il était venu dans cette ville pour célébrer la parution d'un ouvrage dédié à son génial confrère, Enric Miralles, mort en l'an 2000, très jeune lui aussi, à 45 ans. Luis Mansilla était depuis 1992 associé à Emilio Tuñón, c'était comme lui un élève et un ancien collaborateur de Rafael Moneo. Ils ont notamment réalisé le musée de Zamora (1992-1996) : une sorte de cube, clos comme un coffre, le centre de documentation de Madrid, derrière la gare d'Atocha, dans l'ancienne brasserie El Aguila (1994-2002), le musée des Beaux-Arts de Castellón (1996-2000), le spectaculaire auditorium de León avec une façade qui se présente comme un énorme jubé de béton blanc (1994-2002), le Musac, musée d'art contemporain de Castille et León (2001-2004) qui leur avait valu le prix européen Mies van der Rohe, et dont les mouvements du plan, saccadés en zigzags, et les déclinaisons de couleurs sur la façade avaient fait sensation (Depuis quelques années cet l'édifice constitue le logo des campagnes de publicité de l'office du tourisme de la province de Castille et León, associé en une seule image à l'aqueduc romain de Ségovie). Plus récemment ils ont livré l'hôtel de luxe Atrio de Caceres (2004-2010) et l'hôtel de ville de Lalín, près de Pontevedra en Galice (2004-2011), à peine achevé. Depuis douze ans, Mansilla et Tuñón étaient chargés de l'établissement du musée des collections de la monarchie espagnole dans un grand édifice posé sur le rebord du plateau, dans le prolongement du palais royal de Madrid.


Mort de l'architecte Henri Tastemain, à 89 ans. Né en juin 1922, il avait été élève d'Auguste Perret, logiste au prix de Rome et diplômé en 1950. Après un stage chez l'architecte franco-américain Paul Nelson, qui construisait le célèbre hôpital de Saint-Lô, il avait travaillé dès 1948 auprès de Michel Ecochard aux services de l'urbanisme à Rabat puis s'était associé en 1951 à sa femme Eliane Castelnau (1923).

C'est une figure de cette génération d'architectes modernistes du Maroc de l'après-guerre avec Elie Azagury (1918-2009), Jean-François Zévaco (1916-2003, à la production d'un modernisme spectaculaire, parfois assez ébouriffé), Jean Chemineau (1916-1964) ou bien sûr Michel Ecochard (1905-1985) avant son départ pour le Pakistan. Une génération aura beaucoup d'occasions de construire et qui participera en pleine jeunesse au neuvième congrès (celui d'Aix-en-Provence en juillet 1953) des CIAM, les congrès internationaux d'architecture moderne (ils furent une quinzaine venus du Maroc).

Henri Tastemain a beaucoup construit : l'Office du thé à Casablanca (avec Azagury); le village de vacances de M'Diq (avec Azagury et Gomis), une célèbre "barre" dessinée avec Louis Riou dans le cadre de la reconstruction d'Agadir après le tremblement de terre de 1960, dite Immeuble A, puis l'Institut agronomique de Rabat, les facultés des Sciences de Marrakech et de Fès, L'Institut du journalisme de Rabat, l'école nationale d'Agriculture de Meknès, l'hôpital militaire de Rabat. En France, un centre commercial à Barentin, en Seine-Maritime.


Mort à 77 ans du promoteur japonais Minoru Mori (1934), dont la fortune était estimée à un milliard d'euros. En 1993, de son père Taikichiro Mori qui avait été l'homme le plus riche du monde, il avait hérité un empire immobilier constitué à partir des années cinquante.

Il se prétendait, sans grand fondement, un prolongateur de Le Corbusier, notamment en ce qui concerne les relations des immeubles de grande hauteur avec le paysage naturel. Et il avait amassé une importante collection d'œuvres de cet architecte : vingt-cinq peintures, sept tapisseries, sept sculptures, plusieurs centaines de dessins, et des livres rares.

A Minoru Mori on doit notamment l'Atago Green Hills de l'architecte argentin des Etats-Unis César Pelli (2001), l'énorme, et surtout massif gratte-ciel de Roppongi Hills, conçu par le bureau new-yorkais KPF, Kohn Pedersen Fox, dans le quartier de Minato : 54 étages, 238 mètres de haut, une tour épaisse comprenant un musée d'art moderne et entourée de tout un complexe, dans les 200 boutiques et restaurants, hôtel, etc. (2003). Plus récemment, le grand complexe commercial de Omotesando Hills, dessiné par Tadao Ando, avec ses coursives et ses rampes descendant dans les sous-sols (2006) qui prétend restituer à ce quartier de Tokyo qu'avec ses trottoirs ombragés on compare parfois à nos Champs-Elysées, une atmosphère urbaine de type et d'échelle européens, face à certains des "navires amiraux" des plus célèbres grandes marques de la mode qui eux, au contraire, sont des édifices isolés et autonomes : le Vuitton de Jun Aoki (2002), l'insolite Prada d'Herzog et de Meuron à la façade prismatique coupée en obliques et constituée de curieuses bulles de verre en forme de losanges (2003), le superbe Tod's de Toyo Ito, qui offre une structure arborescente (2004), le magasin Dior de Sanaa (2004), le centre commercial Gyre de MVRDV aux volumes déboîtés très spectaculaires (2007) et le signal expressif du One Omotesando de Kengo Kuma qui abrite également Vuitton (2003).

A Shanghai, dessiné par la même agence Kohn Pedersen Fox, Minoru Mori avait achevé en 2008 le World Financial Center du quartier d'affaires de Pudong qui, avec ses 101 étages et 492 mètres était à l'époque le plus haut immeuble de Chine et le deuxième au monde, derrière le grand épi de blé de la tour Tapei 101 de l'architecte taïwanais C. Y. Lee, 508 mètres (2004). Il n'est plus que quatrième, ayant été maintenant dépassé par la tour Burj Khalifa de Dubai, qui a été dessinée par Skidmore, Owings and Merrill et atteint 828 mètres à la pointe de sa flèche (2009). Et enfin, depuis cet automne, par les croquignolettes Abraj Al Bait Towers de La Mecque, conçues par la firme libanaise Dar Al-Handasah (qui emploie plus de 6 000 salariés), bouquet de tours serrées dont la plus haute, une sorte de Big Ben orientalisé dont l'horloge sera lisible à dix ou vingt kilomètres, monte à 601 mètres et domine la Kaaba au sein d'un plan masse qui avait été originellement dessiné par l'architecte français Yves Lion.

Calendrier

0203-2505 www.mdahn.fr A Rouen, exposition Envie de toit, 30 maisons d'architectes en Haute-Normandie . Maison de l'architecture de Haute-Normandie, 111, boulevard de l'Yser, 76000 Rouen.

1503-1404 www.galerie-architecture.fr A Paris, à la Galerie d'architecture, exposition consacrée au travail des architectes du groupe Périphériques : Anne-Françoise Jumeau, David Trottin et Emmanuelle Marin. Galerie d'architecture, 11, rue des Blancs-Manteaux, à 75004 Paris.

1403-2608 (?) www.citechaillot.fr A Paris, exposition Vers de nouveaux logements sociaux 2 , réalisée sous la direction de Francis Rambert et Jean-François Pousse, dans une scénographie de Block Architectes. Cité de l'architecture et du patrimoine, Palais de Chaillot, 1, place du Trocadéro, 75116 Paris.

0404-2608 www.citechaillot.fr A Paris, exposition Circuler. Quand nos mouvements façonnent les villes , réalisée sous la direction de Jean-Marie Duthilleul, architecte et ingénieur des Ponts et Chaussées, et patron de l'AREP, l'agence des gares de la SNCF qui emploie aujourd'hui 450 personnes. Cité de l'architecture et du patrimoine, Palais de Chaillot, 1, place du Trocadéro, 75116 Paris.

Lecture

Thomas d'Aquin, Summa theologiae , ouvrage commencé à Rome en 1266, inachevé; La Somme Théologique de Saint Thomas, traduite intégralement en français pour la première fois, avec des notes théologiques, historiques et philologiques par M. L'abbé Drioux, membre de la société littéraire de l'université catholique de Louvain, Paris, Librairie ecclésiastique et classique d'Eugène Belin, 1851.

Musiques

Pietro Mascagni, L'amico Fritz , par le ténor Luciano Pavarotti et Cécilia Bartoli, mezzo-soprano, avec l'orchestre symphonique de Milan, New York, 1997

RZA, Flying Birds , ou Dead Birds , de l'album du film Ghost Dog .

West Side Story , Leonard Bernstein, Ouverture

Intervenants
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