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Renzo Piano pose à côté de la maquette du Centre culturel Tjibaou de Nouméa, le 10 novembre 2015.

Renzo Piano : "Je dis ce que je dois dire avec le langage de l'architecture"

1h
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L'architecte Renzo Piano est l'invité de "Métropolitains". Retraçant son parcours de presque 50 années de travail, il explique comment il aborde l'architecture, au croisement de la construction et de la poésie, ce qui le meut dans son activité, le souffle qu'il recherche dans chacun de ses projets

Renzo Piano pose à côté de la maquette du Centre culturel Tjibaou de Nouméa, le 10 novembre 2015.
Renzo Piano pose à côté de la maquette du Centre culturel Tjibaou de Nouméa, le 10 novembre 2015. Crédits : Dominique Faget - AFP

Invité de l'émission "Métropolitains" en 2010 alors qu'il est âgé de 73 ans, l'architecte star Renzo Piano, mondialement reconnu, confie ses craintes relatives au succès :

Le succès ça provoque des problèmes. D'abord on perd la tête assez facilement... ce qui n'est pas le cas, franchement j'ai assez de bonnes défenses intérieures et extérieures dans mon équipe pour ne pas perdre la tête mais on risque de penser d'être invulnérable, capable de garder le contrôle au-delà de la limite, et ce n'est pas vrai.

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58 min
Rencontre avec Renzo Piano dans "Métropolitains" le 01/04/2010.

N'ayant pas l'intention de s'arrêter de travailler malgré son âge, il explique ce qui le meut dans son rapport à l'architecture et aussi comment il aborde sa crainte de l'échec, car, en architecture, "si on se trompe, c'est pour toujours." Renzo Piano parle de la "poésie du faire, du construire" et aussi de l'aspect humaniste qu'il voit dans l'architecture :

L'architecte, au fond, ou bien il a une charge utopique, ou bien il n'a pas le souffle, il n'a pas la force.

Il explique entrecroiser en lui trois aspects qui lui semble essentiels pour être architecte : la construction, l'humanisme, la poésie. Cette part de poésie il dit la rechercher à travers la légèreté de ses constructions :

Mon père construisait lourd et par conséquent, comme c'est normal, en tant qu'adolescent je voulais construire léger. Ça a du commencer comme ça mais c'est aussi le plaisir un peu pervers de défier la force de gravité, je pense. C'est l'idée d'enlever, d'enlever et de faire flotter. La légèreté est une sorte de parent très proche de la transparence et de la perméabilité. Quand on parle de ville, de bâtiments dans la ville, c'est une qualité qui fournit quelque chose de très intéressant : c'est l'idée que la ville est faite de bâtiments qui se parlent.  

Et Renzo Piano de conclure l'entretien par cet adage :

Je n'arrive pas à séparer le rêve du constructeur, du rêve du visionnaire.

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