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SARKOTHON

2 min
À retrouver dans l'émission

Les journées parlementaires de l’UMP devaient se tenir cette semaine à Saint-Raphaël. Elles ont eu lieu à Paris, dans les locaux de l’Assemblée nationale. C’est que les finances du parti sont au plus mal. Et, n’était la réussite du sarkothon, l’UMP serait en dépôt de bilan.

Il faut dire que le mot valise « Sarkothon » a connu un succès immédiat.

Une fois trouvé, impossible d’appeler autrement la collecte de fond lancée par le principal parti d’opposition pour payer l’amende que le conseil constitutionnel a infligé pour cause de dépassement de ses comptes de campagne au candidat de droite à la dernière élection présidentielle.

« Sarkothon », ça dit bien ce que çà veut dire : sauver Sarkozy de la maladie auto-immune de la dépense électorale galopante en faisant appel aux dons comme dans un téléthon.

Mais pourquoi Sarkozy et téléthon ont-ils fait euphoniquement si bon ménage pour se fondre dans l’incontournable « sarkothon » ?

Il y a le fait que le mot sonne rond –ça n’aurait pas fonctionné avec Copé ou Fillon…Copé-thon ou Fillon-thon, ça n’aurait pas collé.

Mais sur le fond, le succès du terme Sarkothon tient à sa capacité à décrire l’état du processus de démocratisation que l’UMP tente de lancer depuis sa dernière défaite….

Copé et Fillon n’ont pas réussi à se départager lors de primaires pour la direction du parti. Ils se sont combattus durement. Les militants les ont renvoyé dos à dos.

En revanche Sarkozy a été plébiscité par le Sarkothon. Une manière pour les militants de dire à la direction du parti : vos primaires on n’en veut pas. Ce qu’on veut, c’est soutenir notre champion. Plébisciter un homme providentiel. Et pour le dire, on fait du chiffre. 11 millions d’Euros récoltés. La preuve par le Sarkothon.

Porté par le succès, l’ancien président s’est rappelé hier à ses partisans à Cannes lors de sa première conférence rémunérée en France, à l'invitation du groupe indien Tata.

Après le sarkothon, voici donc le sarkotour ! Qui pourrait lui aussi rapporter gros.

Il reste trois ans et demi à tenir avant la prochaine présidentielle. Copé, Fillon s’efforcent de rester sous les projecteurs des médias. Au prix parfois de dérapage plus ou moins contrôlés.

Ils se positionnent pour une éventuelle primaire à droite dans deux ans.

Encore faudra-t-il d’ici là que le principe d’une sélection démocratique des candidats soit entré dans les mœurs.

Faute de quoi, c’est Sarko qui donnera le ton.

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