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Voyage amoureux dans la cuisine des terroirs

Bocalises de bonnes choses pour le mauvais temps

29 min
À retrouver dans l'émission

Il conserve les meilleurs moments dans des bocaux. Dans son "Voyage amoureux dans la cuisine des Terroirs", Jacky Durand écrit et décrit des petits contes, émotions gourmandes de ses escapades à travers la France.

Voyage amoureux dans la cuisine des terroirs
Voyage amoureux dans la cuisine des terroirs Crédits : Carnets Nord

Jacky Durand aime les petites histoires, celles qui se passent sur le quai d'une gare ou dans le café du coin, dans les petits commerces parisiens et les cuisines de campagne. Dans ses historiettes, il conjugue la gourmandise et l'amour des bons produits avec la dimension humaine. Ainsi, un chagrin d'amour se termine invariablement par un repas en solitaire, et des familles se rabibochent autour du pot-au-feu dominical. Dans cette France aux identités multiples, on passe du couscous d'Abdel au traditionnel saucisson brioché, on découvre le chic d'Hugo Desnoyers mais aussi la richesse de la cuisine des restes. Un tour de France et des Français sous le signe de la convivialité.

Il aime le bleu de Gex, le poivre de Kampot sur une tranche de Morbier, les cerises cueillies sur l’arbre et mordre dans un Paris-Brest les jours de pluie ... (Note de l'éditeur)

Quelques recettes  :

Le vin de noix : on le confectionne avec les noix cueillies autour du 21 juin à la Saint-Jean. Ce sont des noix vertes qui tachent les doigts quand on les coupe en deux. On les fait macérer dans un bon vin rouge avec du sucre et de l'alcool. Puis on met en bouteille à l'automne. Le vin de noix peut s'oublier des années. On peut le boire avec un foie gras, un fromage bleu. Pour moi, c'est aussi la boisson du fait divers. Celui qu'on boit chez la vieille dame qui a tout vu du crime. Ou du moins croit avoir tout vu. On l'écoute poliment en écoutant le tic-tac de son horloge comtoise dans l'odeur sucrée de son salon.

Les plantes qui parfument : souvent, quand viennent les beaux jours, on veut attraper le meilleur des parfums du jardin et de la nature. Alors on parfume une belle huile d'olive avec un rameau de romarin, quelques brins d'aneth, de la sarriette, du thym. Ces huiles sont un vrai bonheur quand on y fait macérer des petits fromages de chèvre, de la feta. Aujourd'hui, les cuisiniers multiplient les variations autour des huiles aromatisées : persil, menthe et autres herbes qui embaumeront un filet de poisson, un suprême de volaille.

Les conserves buissonnières:ce sont les fleurs de tilleul, les queues de cerises, que l'on cueille et que l'on fera sécher pour les infuser en tisane. Au rayon fruits, il y a les merises de juin, les mûres d'août, les grattes culs (fruits de l'aubépinier) des premières gelées qui feront les confitures de l'hiver. Toujours au début de l'hiver, on peut cueillir les prunelles qui parfumeront le gin. Pensez aux noisettes, aux pommes sauvages, aux noix, aux coings et à tous les fruits des vergers abandonnés, en friches, qui ne demandent qu'à rejoindre votre compotier. Quant aux herbes à sécher pour parfumer les plats mijotés, on songe au serpolet, au thym, au romarin, au laurier....

Bibliographie

Intervenants
  • Journaliste culinaire à Libération et chroniqueur le samedi sur les Matins de France Culture
L'équipe
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Avec la collaboration de
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