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Amos Gitaï dans "A l'ouest du Jourdain"

Amos Gitaï : "J'aime être nourri par la réflexion, pas par la force"

58 min
À retrouver dans l'émission

Le cinéaste vient nous parler de son film documentaire, « A l’Ouest du Jourdain » qui sort le 11 octobre. Un retour dans les territoires occupés, depuis son film documentaire de 1982, "Journal de campagne".

Amos Gitaï dans "A l'ouest du Jourdain"
Amos Gitaï dans "A l'ouest du Jourdain" Crédits : Sophie Dulac Distribution

Sur une terrasse, un homme partage son banc avec un petit garçon. Il lui demande ce qu'il lui plairait de faire quand il sera plus grand. Mais le ciel sous lequel ils parlent est le ciel de Hébron, le petit garçon répond qu'il veut mourir en martyr. Qui lui a donné cette idée-là ? - Personne, dit le petit garçon. Pourquoi veut-il mourir en martyr ? Parce que, dit le petit garçon. Et puisqu'il s'attend à trouver Dieu après sa mort, que lui dira-t-il ? Je lui dirai que je suis mort en martyr, dit le petit garçon. Et qu'attend-il de Dieu qu'il lui réponde ? Il me répondra que c'est bien, dit le petit garçon. Mais tu sais que la vie est belle, dit le Monsieur. Oui je le sais, mais il vaut mieux mourir en martyr. Sois vivant et porte toi bien, dit le Monsieur en se levant du banc. C'est une scène tournée sous le ciel de Hébron, qui figure dans le film d'Amos Gitaï A l'ouest du Jourdain. Un film où il dit que rien n'est plus solide dans cette histoire que la coalition qui refuse la paix, quel que soit le côté duquel on se place, dans le conflit israélo-palestinien. C'est un film où Amos Gitaï cherche les fissures où des dialogues sont possibles. Fissures qu'il entrevoit d'avantage du côté des membres de la société civile que de celles et ceux qui les gouvernent.

A l'ouest du Jourdain
A l'ouest du Jourdain Crédits : Sophie Dulac Distribution

Pour faire la paix, il faut admettre l'autre.

Quand on fait un film, il y a toujours un cadre, c'est un acte volontaire, on fait une série de choix...

II ne faut pas entrer dans l'idée du montage efficace, mais laisser l'espace, le temps, les petits gestes...

Je ne suis pas là pour fétichiser un homme politique, Yitzhak Rabin, mais il avait une façon simple, sobre de dire les choses ; il avait raison, il avait tort, mais déjà, il faut dire des vérités. Cette reconnaissances des faits, cette pensée politique simple, je pensais qu'il fallait en faire le rappel.

Faire un film, c'est faire un acte civil

Programmation musicale :

  • Maurice Ravel, Mélodies hébraïques
  • John Greaves, Saturne
  • Yael Naim, Just as you are
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