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L'appartement,  d'André Markowicz

André Markowicz : "Tout ce que j'ai fait dans ma vie, c'est traduire Pétersbourg".

58 min
À retrouver dans l'émission

Le traducteur et écrivain publie "L’appartement", aux éditions Inculte. A Saint-Pétersbourg, l'auteur a hérité de l'appartement dans lequel vivait sa grand-mère depuis 1918. C'est ainsi le prétexte d'un récit autobiographique en vers, mêlant souvenirs familiaux et réflexions intellectuelles.

L'appartement,  d'André Markowicz
L'appartement, d'André Markowicz Crédits : Bérangère Jannelle/Editions Inculte

Il y un exergue et une préface, ou plutôt deux textes mis en guise d'exergue et de préface. C'est dire le nombre de paliers qu'il faut pour entrer dans ce long poème, L'appartement, d' André Markowicz. S'en suivent des pages, où il semble reprendre son souffle à mesure que l'enfance arrive. On notera qu'elle ne revient pas, elle arrive. De même, font d'autres souvenirs à la faveur de différents lieux, et à chaque fois comme un cycle de poumons se met en route, un vol d'ordinateur, un procès, une maison bretonne, un appartement russe, une mère, une grand-mère, une compagne de vie et de traduction, un ami, comme un frère. Bref, si l'appartement apparaît vide au départ, c'est peu dire qu'il se peuple.  André Markowicz  est notre invité, depuis le salon LIVRE PARIS où France Culture a posé ses valises. L'appartement, est le titre de ce livre qui paraît aux éditions Inculte. 

C'est une maladie russe que j'ai, de tout commencer par la forme, et par un vers d'Anna Akhmatova. Et j'ai traduit ce vers, un vers pas russe mais anglais, un vers de Shakespeare. Et ce vers est devenu un vers russe. Et c'est ni là, ni ailleurs, ça permet d'être là et pas là.

Un traducteur, c'est par essence, un imposteur, mais c'est ma vérité à moi.

Le livre, c'est sur comment un lieu ne remplace pas un autre lieu, comment un lieu physique ne remplace pas un lieu mental.

Ce qu'il y avait dans cette enfance, c'était la beauté de la langue que parlaient ma grand-mère et ma grand-tante. 

Je me sens très bien en tant que "déplacé". Un traducteur pour moi, c'est comme une espèce de métier de juif laïc ; on est bien partout.

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