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Anouar Brahem

Anouar Brahem :" Pourquoi j'ai choisi le oud ? Je ne sais pas. Une évidence."

58 min
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Joueur de oud et compositeur tunisien, il est notre invité à l’occasion de son album « Blue Maqams » (chez ECM), mêlant Orient et Occident, et disque pour lequel Dave Holland et Jack deJohnette (anciens musiciens de Miles Davis), l'un à la contrebasse, l'autre à la batterie, l’ont rejoint.

Anouar Brahem
Anouar Brahem Crédits : AMINE LANDOULSI / ANADOLU AGENCY - AFP

Il arrive parfois que des morceaux de musique fassent penser à des scènes voire à des pièces de théâtre. Les instruments seraient semblables à des acteurs qui entrent en scène, successivement. Qui dialoguent. Qui s’affrontent, parfois. Puis, qui sortent. Il arrive aussi que ces instruments-acteurs viennent de lieux, d’horizons et de cultures différentes. Que se passe-t-il lorsqu’un oud, luth arabe, dialogue avec une contrebasse, une batterie et un piano issus du jazz ? Dans ce treizième album, Blue Maqams, Anouar Brahem, a fait appel à trois musiciens de jazz qui parlent avec son instrument.

Quand je commence à travailler sur un projet, je ne pars pas avec une idée, je pars avec des esquisses, des petits jets, des brouillons, c'est à partir de là que je construis des thèmes.

Il y a d'abord eu le piano, avant même le oud, ensuite, est venue l'idée de la contrebasse et de la batterie, une formidable expérience.

Il m'arrive de fredonner, oui, c'est ma voix. Parfois, j'ai besoin de chanter pour communiquer un phrasé... Dans la musique arabe, tout tourne autour de l'expression chantée.

Il y a des pièces qui ouvrent l'espace à l'improvisation, il y en a d'autres, très écrites.... , même pour une musique écrite, il est important pour moi qu'elle soit interprétée par un musicien de jazz.

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