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Mugshot III_mad, 2012

Antoine de Galbert: "Le collectionneur n’est pas un artiste mais il fait oeuvre"

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À retrouver dans l'émission

Nous recevons le collectionneur et directeur de la Maison rouge, à l’occasion de la parution aux éditions Actes sud de Cent portraits, extraits de sa collection, et également pour l’exposition L’envol à la Maison rouge dont il est co-commissaire.

Mugshot III_mad, 2012
Mugshot III_mad, 2012 Crédits : @Christian Fogarolli/ Avec l’aimable autorisation d’Antoine de Galbert

Peut-on dresser le portrait d’un collectionneur en examinant les oeuvres qu’il a méticuleusement choisies et conservées ? Antoine de Galbert nous livre dans une exposition, cent portraits photographiques de sa collection, fabuleux hétéroclisme de clichés jamais influencés par la mode ou le marché, strictement choisis par affinité sélective pendant près de trente ans.

Ces cent portraits coexistent dans un livre Leporello, un livre accordéon, que l'on visite comme une exposition.

C’est également l’occasion de parler de La maison rouge, fondée par Antoine de Galbert qui abrite sa dernière exposition, intitulée « L’envol » et dont il partage le commissariat avec Barbara Safarova, Aline Vidal et Bruno Decharme.

L’art est partout, la sensation que je voulais donner aux visiteurs qui venaient à la Maison rouge c’est que tout est possible, on peut aussi bien venir voir Andy Warhol, qu’un artiste parfaitement inconnu. 

Avec les décennies il y a une sorte de mémoire visuelle qui se forge et on garde de tout ce qu’on a vu, lu, ou entendu, quelque chose que je compare à la peau du lait, une sédimentation. 

Dans l’art, on accumule une sorte d’imagerie incroyable et il en reste ce qu’on peut appeler le goût, quelque chose de mystérieux, qui est bon au mauvais d’ailleurs, on s’en fiche.

Ce qui est extraordinaire, c’est d’avoir ce petit pouvoir de mettre en avant quelqu’un qu’on sent habité et talentueux. On dit toujours que les génies finissent toujours par être reconnus, c’est faux, il y a des milliers d’artistes qui ne seront jamais connus ou reconnus, et c’est magnifique de pouvoir être un intermédiaire, un producteur.

Il y a quelque chose de dramatique dans la collection, je suis ravi d’être collectionneur mais c’est une usine à malheurs. 

Archives

Roman Opalka, entretien au jeu de paume, 2001

Eugène Leroy, émission « A voix nue », France Culture, 1998

Marin Karmitz, émission « Regardez voir », France Inter, 2013

Dina Vierny, émission « Sur les docs », France Culture, 2006

«  Les rêves perdus » de Blaise Cendrars, 1953

Références musicales

Nina Hagen, Somewhere over the rainbow

Le mystère des voix bulgares, Lisa Gerrard , Pora Sotunda feat 

La maison rouge

Intervenants
  • Fondateur et président de fondation Maison rouge et collectionneur d'art.
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