LE DIRECT
Béatrice Balcou, Villa Kujoyama, Kyoto, 2018, © photo Jade Joannès

Béatrice Balcou : "On ne cesse pas d'être une personne mais on décide d'être une personne autrement".

1h01
À retrouver dans l'émission

L'artiste expose « L’économie des apostrophes », une monographie, à La ferme du Buisson, jusqu’au 10 février. Elle nous parle du partage créé autour d'une œuvre grâce à l'acte de la cérémonie, de l’effort de l’observateur, des artistes dont elle se fait passeuse, et de la force de la discrétion.

Béatrice Balcou, Villa Kujoyama, Kyoto, 2018, © photo Jade Joannès
Béatrice Balcou, Villa Kujoyama, Kyoto, 2018, © photo Jade Joannès

Dans cette première exposition d’envergure en France, Béatrice Balcou déploie une réflexion sensible autour de l’importance de la discrétion, du soin et de la médiation. Par le biais de performances, de sculptures, de dessins et d’installations, l’artiste crée des expériences esthétiques, à la fois sensorielles et émotionnelles.

Béatrice Balcou, The K. Miyamoto Boxes, 2016 et Untitled (Artificial Light) Placebo, 2017, Ferme du Buisson © photo Émile Ouroumov
Béatrice Balcou, The K. Miyamoto Boxes, 2016 et Untitled (Artificial Light) Placebo, 2017, Ferme du Buisson © photo Émile Ouroumov

Plus que reproduire le travail des autres, j’ai eu l’envie de partager leur travail. D’en devenir le passeur pour créer une autre manière de percevoir les choses.

J’ai commencé à construire ces répliques en bois, les placebos, pour entrainement. Cela m’a été inspiré de ma pratique des arts martiaux où l’on utilise une épée en bois avant de manier une vraie arme. 

Le concept d’œuvre d’art m’intéresse plus que celui d’histoire de l’art. 

Le rituel c’est accepter de prendre du temps ensemble autour d’une même chose. 

« Tôzai » veut dire d’est en ouest, mais aussi de l’ouest vers l’est. Et cela m’intéressait beaucoup car il y a cette idée d’avant-après, d’aller-retour, de début et de fin, en revenant toujours au point de départ. 

L’œuvre est aussi importante que l’humain qui la manipule et que l’espace qui l’accueil. 

Face à la disponibilité constante des choses, comme si tout devait être accessible tout de suite, j’aime l’idée que le spectateur doit faire un effort pour trouver sa place devant l’œuvre, trouver une relation. Car s’il y a un trop plein de médiation, il n’y a plus de place pour le spectateur. 

Archives : 

Références musicales : 

  • Odeia - Tha pethano glykia mou oagapi
  • Smile down upon us - Kotoba no yukue
Intervenants
À venir dans ... secondes ...par......