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Gabriella Zalapi

Gabriella Zalapi : "J’ai voulu fabriquer les images manquantes avec des mots"

59 min
À retrouver dans l'émission

A l’occasion de la sortie de son premier roman « Antonia » aux éditions Zoé, l'auteure nous confie que pour elle, les mots sont comme des espaces de liberté, que les images sont très importantes dans sa construction personnelle, et que peindre et écrire, c'est, en fait, se confronter au monde.

Gabriella Zalapi
Gabriella Zalapi Crédits : @Alexandra Catière

Le récit se déroule à  Palerme en 1965. Antonia, mariée à un notable et contrainte à l'oisiveté, écrit un journal intime où elle exprime son malaise. A la mort de sa grand-mère, elle reçoit des photographies, des lettres et des carnets qu'elle explore pour échapper à son quotidien et découvrir le passé cosmopolite et foisonnant de sa famille. 

Les mots ont toujours été présents en moi, c’était mon espace de liberté, le lieu où je pouvais m’amuser, alors que la peinture, c’était quelque chose de très sérieux. Du coup, j’ai cumulé beaucoup de textes, beaucoup de mots grâce auxquels je me libérais d’une certaine tension : c’était mon espace de jeu sans enjeux.

J’ai ressenti le besoin de construire le personnage d’Antonia pour le comprendre sans le juger, en gommant au maximum des questions que j’avais envie de lui envoyer à la figure. La fiction m’a permis de combler des trous, des non réponses qui subsistaient. Ca m’a également permis de m’approprier un quotidien très basique.

Le miroir crée des images, et je pense beaucoup en images, je visualise beaucoup les choses, c’est sur les images que je me construis, c’est un support pour creuser. En fait, l’écriture c’est décrire les images, et j’ai voulu trouver les images manquantes en les fabriquant avec les mots. 

Il y a des photographies dans ce livre, parce qu’il fallait un territoire où il y ait des respirations, des espaces indéterminés. Je voulais que le lecteur puisse s’approprier ces images en y mettant ses propres mots, c’est la raison pour laquelle je ne les ai pas légendées.

Archives

Henry Bauchau, émission « Du jour au lendemain », France Culture, 1999

Alberto Moravia, émission « Le bon plaisir », France Culture, 1985

Michelle Perrot, émission « Histoire de », France Culture, 2005

Références musicales

Eddy Crampes, T’en va pas comme ça

Gontard, Notre maison

Lucio Battisti, Vento nel vento

Intervenants

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