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Mélancolie(s), de Julie Deliquet

Julie Deliquet : " Le mot mélancolie peut être effrayant sur un terreau de maladie, moi j'y vois une forme de tendresse"

58 min
À retrouver dans l'émission

Metteur en scène, elle signe, avec le Collectif In Vitro,"Mélancolie(s)", d’après Tchekhov ; « un peu des Trois Sœurs et beaucoup d'Ivanov ont été fusionnés puis repris, improvisés par huit comédiens du Collectif ». C'est au Théâtre de la Bastille, du 29 novembre au 12 janvier 2018.

Mélancolie(s), de Julie Deliquet
Mélancolie(s), de Julie Deliquet Crédits : Simon Gosselin

« Je mène tout l’acte tranquillement et doucement, mais à la fin, pan dans la gueule du spectateur ! » écrivait Tchekhov à propos de sa pièce Ivanov, créée en 1887. Nous sommes devant une scène, en 2017. Il y a du bois, des draps, une table, des transats, des bouteilles. Il y a Olympe, Sacha, Nicolas, Anna, Théodore et les autres... Les noms à rallonge des personnages de Tchekhov ont disparu, la Russie a disparu avec le samovar, les costumes belle-époque, et le système du servage... Néanmoins, quelque chose de Tchekhov subsiste. Quelque chose, mais quoi ? Une ambiance, une atmosphère, un climat, une certaine qualité de l’air. Il y a, surtout, des mots qui sont prononcés, qui circulent et qui survivent : la chute, l’âme, le cœur, la mélancolie. Et le pan dans la gueule, qui surprend à la fin. Julie Deliquet est metteur en scène, elle signe le spectacle Mélancolie(s), d’après Tchekhov, créé avec le collectif In Vitro. Il se joue au théâtre de la Bastille, dans le cadre du Festival d’automne jusqu’au 12 janvier, puis en tournée, dans toute la France.

Je suis partie d'une fusion de deux œuvres de Tchekhov, à partir desquelles les acteurs sont allés improviser. On s'est demandé si une conversation était possible entre notre monde en 2017 et ses mots à lui. Dans Mélancolie(s), quatre-vingt-dix à quatre-vingt-quinze pour cent de la partition appartiennent aux mots de Tchekhov.

Ce qui me plaît, c'est quand l'intime devient public. Chez Tchekhov, on met souvent des gens les uns avec les autres quelque temps et puis, on voit comment ils s'en sortent.

La question des saisons, des problématiques liées au climat, tous ces propos sont déjà dans l’œuvre de Tchekhov. C'est dire s'il était visionnaire.

Quand on lit ses écrits sur ses personnages, il a de la tendresse pour eux, mais il ne cherche pas à les sauver. C'est ce qui me plaît. On assiste à ce qui est dit.

Programmation musicale :

  • Laura Perrudin, Poisons et antidotes
  • Générique de fin. Jacques, Tout Est magnifique.

Théâtre de la Bastille,Mélancolie(s) 

Festival d'Automne à Paris

Intervenants
L'équipe
Production
Réalisation
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