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Exposition de Katinka Bock "T-toxic", à la galerie Jocelyn Wolff

Katinka Bock : "Une exposition, c'est comme un texte, on a les mots et il faut trouver la phrase"

1h
À retrouver dans l'émission

L'artiste nous explique que pour créer, il faut aimer les moments où l'on fabrique, et que le premier atelier est dans la tête. Elle croit à l'autonomie de l'oeuvre, même si ce qui la fait réfléchir et travailler, c'est avant tout la relation à l'autre.

Exposition de Katinka Bock "T-toxic", à la galerie Jocelyn Wolff
Exposition de Katinka Bock "T-toxic", à la galerie Jocelyn Wolff Crédits : François Doury

Nous recevons la sculptrice pour son exposition « T-toxic » à la galerie Jocelyn Wolff à Paris  jusqu’au 15 juin.

Exposition de Katinka Bock "T-toxic", à la Galerie Jocelyn Wolff
Exposition de Katinka Bock "T-toxic", à la Galerie Jocelyn Wolff Crédits : François Doury

Je fais, je regarde, je marche, je suis là. Le maintenant l’aujourd’hui, l’instant est composé d’un passé, d’un futur et d’un aujourd’hui. Donc le « maintenant » ça se double. J’aime bien quand on mélange les cartes, quand on ne sait pas très bien dans quelle temporalité on se trouve. Parfois je place le moment de la production dans l’exposition, par exemple avec la céramique. Je place la pièce dans l’exposition, elle n’est pas finie, il faut qu’elle sèche, et ça c’est génial, c’est un retardateur. Après l’exposition, je la cuis, et là c’est une deuxième vie qui commence.

J’essaie toujours d’écouter mes sculptures. Chaque matière a des limites et des qualités, et ce sont vraiment des partenaires. Chaque matière ramène des notions d’espace ou à des qualités imaginaires. J’ai une fidélité à certaines matières que j’aime vraiment beaucoup, mais j’en découvre d’autres également. 

Je travaille beaucoup seule, et les poids et les dimensions que j’utilise sont un peu en relation avec ce que je peux lever ou tourner. Parfois, il faut que je trouve des astuces pour lever quelque chose. Mais travailler seule, je n’en fais pas un dogme, et si une technicité ne me vient pas naturellement, je cherche de l’aide. Il y a certaines choses que je n’aime pas tellement faire, par exemple être coincée derrière un ordinateur pour faire des recherches, mais surtout, je travaille fidèlement avec certains artisans.

La base de l’exposition, c’est toujours un lieu précis. Même si c’est une exposition qui voyage, elle est toujours repensée en fonction du lieu. Avant de voir le lieu de l’exposition, je suis bloquée, j’ai besoin de voir les espaces pour penser l’exposition, trouver des solutions à des problèmes ou me créer mes propres problèmes.

Archives

Nicolas Fritz, émission « Surpris par la nuit », France Culture, 2007

César, émission « Radioscopie », France Inter, 1976

Michel Nedjar, émission « Hors champs », France Culture, 2016

Références musicales

Mogwaï, Summer

Mathieu Boogaerts, Une mélodie

Nicolas Repac, 335 Time

Prise de son

Olivier Dupré

Bibliographie

"Tomorrow's Sculpture, Sonar/Smog/Radio", Roma publications, p. 400, 2019. Co-édition avec Mudam Luxemburg, IAC Villeurbanne, Kunstmuseum Winterthur. 

Intervenants
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