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"L'Intrusa", de Leonardo Di Costanzo (2017)

Leonardo Di Costanzo : "La limite entre le dedans et le dehors, la légalité et l'illégalité offre un point de vue privilégié pour raconter le présent"

59 min
À retrouver dans l'émission

Le cinéaste signe "L'Intrusa", en salles le 13 décembre. Une fiction qui se déroule dans un quartier défavorisé de la périphérique de Naples, au sein d’un centre de loisirs pour enfants où des travailleurs sociaux luttent contre la mafia omniprésente.

"L'Intrusa", de Leonardo Di Costanzo (2017)
"L'Intrusa", de Leonardo Di Costanzo (2017) Crédits : Capricci

On évalue certainement la force des engagements et des convictions, lorsqu'ils doivent s'exprimer dans des conditions plus tendues qu'à la normale. Accueillir des enfants qui ont besoin d'attention, restaurer leur confiance dans l'adulte, éclairer en eux le plus vivant des possibles est déjà l’œuvre d'une vie, et pas des moindres. C'est ce que fait Giovanna dans la périphérie de Naples, à travers la Masseria, un îlot dans la ville, qu'elle a créé. Mais, quand il s'agit d'accueillir une jeune mère et ses deux enfants, compagne d'un mafioso criminel, l'équation devient plus retorse. La petite Rita, si elle est la fille d'un bandit tueur est une petite fille avant tout, et c'est ce que Giovanna défend devant les doutes des autres parents et ceux qui travaillent avec elle. Pour défendre l'intrus elle devient l'intruse. L'Intrusa est le titre du film de Leonardo Di Costanzo.  

Je vis à Naples, j'ai souvent utilisé Naples comme lieu où tourner mes films, chaque fois, c'est un problème pour moi de raconter. C'est une ville qui s'offre très facilement. C'est comme un corps-à-corps que j'engage avec cette ville : au lieu de la filmer de face, j'essaie de la filmer à côté.

Mon but en écrivant, en montant, c'était que le dilemme soit expliqué, que toutes les parties en cause aient leur propre raison. La vie est souvent comme ça, on ne sait pas qui a raison qui a tort... 

C'était important pour moi que cette histoire qui se passe à la périphérique de cette ville soit racontable pour tout le monde, qu'elle ait l'allure d'une fable. 

L'Intrusa, de Leonardo Di Costanzo
L'Intrusa, de Leonardo Di Costanzo Crédits : Capricci

Programmation musicale :

  • Igor Stravinsky, Suite italienne, Tarantella
  • Générique de fin. Pino Daniele, Napule è

Bibliographie

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