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Joris Ivens et Marceline Loridan-Ivens (13 sept.1981)

Marceline Loridan-Ivens : "Tous les hommes que j'ai aimés, je les ai toujours aimés : si tu aimes un jour, tu aimes toujours"

59 min
À retrouver dans l'émission

Réalisatrice, scénariste, écrivain, Marceline Loridan-Ivens publie "L’amour après"(avec Judith Perrignon, éditions Grasset), un récit où elle évoque sa valise de souvenirs ; ses lettres enfouies, échangées avec les hommes de sa vie, et puis, son rapport au corps, les camps, la liberté, l'amour...

Joris Ivens et Marceline Loridan-Ivens (13 sept.1981)
Joris Ivens et Marceline Loridan-Ivens (13 sept.1981) Crédits : Gérard Fouet - AFP

"Comment dire à un homme : surtout ne pas se jeter sur moi, j'aime pas me déshabiller, j'aime pas me laver, j'ai toujours pris sur moi, la sexualité m'importe, et en même temps je m'en fous. Comment dire ce que soi-même on peine à comprendre ? Avec Joris, tout s'est mis en place naturellement, je ne sais pas s'il avait fonctionné comme cela avec ses femmes précédentes, deux lits, deux chambres, pouvoir être seul, pouvoir être deux. Faire l'amour n'était qu'une composante parmi d'autres de notre amour. Mon corps n'était plus un enjeu enfin. Et doucement, à ses côtés, la jeune femme et la survivante ne firent plus qu'une seule". C'est un extrait de "L'amour après", publié aux éditions Grasset, et nous recevons Marceline Loridan-Ivens.

Je me suis installée à une table pour signer mon livre et une dame m'a dit : "Faîtes attention, vous écrivez sur la même ligne". Je lève la tête, je ne la vois pas. Je suis devenue aveugle en deux minutes, je suis devenue aveugle à Jérusalem. 

Ce livre, je l'avais dans ma tête depuis fort longtemps. Lorsque j'ai terminé "Et tu n'es pas revenu", j'ai dit à mon éditeur : j'ai un autre livre.

Cette valise d'amour, c'était inattendu, c'était une accumulation de lettres. C'est là que j'ai découvert qu'il y avait tous les hommes que j'avais aimés, tous, sauf Joris [Ivens]. Pour moi, c'est peut-être à travers des lettres comme ça que j'avais une plus grande connaissance de  l'autre. J'étais comme une pierre glacée quand je suis revenue des camps.                                                                                         C'était dur de dégeler l'humanité. Il fallait que je retrouve mon âme.

J'aime la vie, et la mort tu la contrôles : tu meurs quand tu lâches pied. Je suis vernie, je suis un être libre, il ne faut pas se faire avoir. 

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