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Mircéa Cantor, "Aquila non capit muscas ("The eagle doesn't hunt flies")

Mircéa Cantor : "L’intention du geste, au moment de la création, ne peut pas être répétée "

1h02
À retrouver dans l'émission

Pour sa « carte blanche » intitulée "Vânătorul de imagini" ("Chasseur d’images"), qui a lieu jusqu’au 31 mars au Musée de la chasse et de la nature à Paris, il évoque la beauté des masques rituels roumains, la notion de territoire dans son sens le plus large, et les messages que laissent les traces.

Mircéa Cantor, "Aquila non capit muscas ("The eagle doesn't hunt flies")
Mircéa Cantor, "Aquila non capit muscas ("The eagle doesn't hunt flies") Crédits : @Avec l'aimable autorisation de Mircéa Cantor

Mircéa Cantor s’intéresse à la notion de «territoire». L’artiste est sensible à la relation très particulière que la tradition vernaculaire de son pays natal a développé avec les animaux sauvages. En «chasseur d’images» il collecte des objets et des œuvres et les dispose d’une manière qui leur donne un sens nouveau.

Masque rituel roumain
Masque rituel roumain Crédits : @Musée du paysan roumain

Ces masques sont très beaux, ils ont une histoire à nous raconter. Je présente ces masques pour leur lien avec le monde animal, et parce qu’ils racontent quelque chose qui est encore vivant, ces rituels de fin d’année hérités d’anciens rites païens. La notion de territoire est le fil conducteur de l’exposition. Le masque en-soi est un territoire, il définit une tradition, une communauté de gens, eux-mêmes définis par un territoire, certaines coutumes et certaines lois.  

Les histoires m’intéressent dans la mesure elles ont un lien avec ma pratique, avec mes préoccupations, qu’elles soient artistiques ou spirituelles. Les histoires doivent avoir une source vraie, je ne veux pas qu’on fausse la réalité, qu’on me « raconte des histoires ». 

Je pense qu’à notre époque, on est trop entouré d’images, et, en tant qu’artiste  il est important de se poser la question de ce qu’on amène comme images dans un musée, à travers une œuvre d’art. J’ai toujours été motivé par une nécessité  intérieure d’enrichir ce monde avec des nouvelles images accompagnées d’émotion.

La question de la trace est plus aigüe aujourd’hui, parce qu’on a les moyens de laisser des traces mais également de les garder, de les archiver. Mais en fait, quelles sont ces traces, quelles en sont le message ? Les traces sont importantes, mais ce qui m’intéresse c’est le message qu’il y a derrière.

Archives :

Claudine Gaignebet, émission « Euphonia », France Culture, 1988

Baptiste Morizot, émission « Les chemins de la philosophie », France Culture, 2016

Lecture par Bernadette Le Saché d’un texte de Georges Bataille "Lascaux ou la naissance de l’art" dans le cadre d’une fiction de France Culture, 1999

Références musicales

Claire Diterzi, Je garde le chien

5 Little Elephants, Whisper to 5 birds

Retrouvez toutes les informations sur l'exposition et les événements qui l'accompagne sur le site du Musée de la chasse et de la nature

Intervenants
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