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Natacha Atlas

Natacha Atlas :"Il faut comprendre la part d'ombre de l'humanité"

1h01
À retrouver dans l'émission

Après "Myriad road", la chanteuse revient avec un nouvel album « Strange days » qui paraît chez Whirlwind recordings. Elle évoque ses influences musicales, son identité vocale arabe, et l'importance du métissage dans la compréhension de l'autre.

Natacha Atlas
Natacha Atlas Crédits : Samir Bahrir

Il se passe quelque chose d'extraordinaire lorsque les cultures et les genres musicaux fusionnent pour créer de nouvelles ambiances. Le duo anglo-égyptien formé pour cet album par Natacha Atlas et Samy Bishai en est la preuve.

Pour mener à bien cette "suite" de Myriad Road, le duo s’est adjugé une équipe de premier plan. Au cœur de celle-ci, la pianiste Alcyona Mick, le bassiste Andy Hamill, les batteurs Laurie Lowe et Asaf Sirkis, le trompettiste Hayden Powell et le tromboniste Robinson Khoury. Outre les cordes et les percussions d'Oli Savill, on retrouve des invités tels que Idris Rahman, le guitariste Paulo Vinícius, Joss Stone, Tanya Wells et Sofiane Saidi. 

Natacha Atlas entame une série de concerts qui prendra fin en avril 2020.

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Extraits de l'entretien

" Lost revolutions, c’est un morceau pour lequel la musique est venue en premier. Samy et moi sommes très influencés par la musique indienne autant que pour la musique arabe. C’est une vision dystopique des choses. Cela a commencé avec l’idée qu’il y avait une déception à la suite des printemps arabes et que quelques années après, certaines choses avaient changé et d’autres non. J’ai l’impression que cela exprime une sorte de perte, de deuil, mais aussi un sentiment méditatif, qui nous dit que, peut-être, nous sommes capables de changer : au fond, le plus important c’est d’essayer d’évoluer.

"J’aime cette dimension méditative, quand on se concentre dessus, ça peut vous mettre dans un état de transe, de profonde méditation, et je retrouve cela quand je chante. J’ai parfois le sentiment de m’oublier, de toucher à quelque chose d’une autre nature."

"Nous avons conscience que nous sommes dans une situation vraiment merdique et ce thème dystopique, récurrent dans l’album, est un avertissement, mais aussi une façon de me convaincre qu’il y a une manière de sortir de cet enfer. Tout ce qu’on voit dans les actualités, tout ce qui sème la peur en vous, il faut le prendre avec précautions. Les pouvoirs, les médias essaient de semer la peur de façon à pouvoir dissimuler ce qui se passe vraiment, afin de pouvoir contrôler les gens."

"J’ai toujours trouvé que chaque langue avait sa propre identité, ses propres caractéristiques et ses propres nuances : on peut produire quelque chose de légèrement différent en fonction de la langue qu’on choisit. Ce que je voulais vraiment faire, c’était trouver une manière de m’exprimer en anglais, mais aussi d’avoir mon identité vocale arabe. Cela m’a pris du temps pour être capable de prendre ces caractéristiques si particulières de l’identité vocale arabe et de les introduire en anglais et ainsi, d’exprimer ce qui me ressemblait."

Archives

Patrick Chamoiseau, émission « A voix nue », France Culture, 2008

Colette Magny, émission « Nuits magnétiques », France Culture, 1989

Maria Callas, RTF, 1965

Paolo Conte, émission « Boomerang », France Inter, 2017

Références musicales extraites de l'album Strange days

Natacha Atlas, Lost revolutions

Natacha Atlas, It’s a men’s world

Natacha Atlas, Sunshine day

Natacha Atlas, Moon child

Prise de son

Cédric Chatelus

Vous pouvez écouter et/ou podcaster cet entretien en cliquant sur le lien ci-dessus

Intervenants
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