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"L'ennemi de mon ennemi", exposition de Neïl Beloufa au Palais de Tokyo

Neïl Beloufa :" Il y a des gens pour qui l'art n'est pas un problème, pour moi c'en est un".

58 min
À retrouver dans l'émission

L’artiste franco algérien expose au Palais de Tokyo son projet "L’ennemi de mon ennemi", et signe un film ; "Occidental", en salles le 28 mars.

"L'ennemi de mon ennemi", exposition de Neïl Beloufa au Palais de Tokyo
"L'ennemi de mon ennemi", exposition de Neïl Beloufa au Palais de Tokyo Crédits : Palais de Tokyo

"Nous sommes des artistes, mais tout homme qui travaille pour l'extension, même mentale, de ses espaces de vie est un artiste. Cela signifie que nous admettons le travail comme seule forme créative dans la vie et disons, en tant qu'artistes, non à la fiction dans la fiction. Nous disons que le travail d'augmentation des niveaux de vie habituels est la seule situation d'art valable / la seule exposition / la seule oeuvre d'art qui vive. Nous sommes des artistes et nous sentons que nous participons aux grandes aspirations de tous. Ensemble nous construisons le début du travail : une reconnaissance dans nos esprits ; en effaçant les métiers : la vie comme acte créateur... c'est l'art / le travail / c'est l'ouvrage d'art que nous proposons." Voici un extrait monté, d'un des nombreux textes que l'on croise au Palais de Tokyo en ce moment dans l'exposition de Neïl Beloufa, L'ennemi de mon ennemi, jusqu'au 13 mai 2018.

On a essayé de créer un espace qui n'a pas de sens de visite, d'épouser une manière de regarder les choses sans hiérarchie, de créer une espèce de non rythmique où le spectateur qui ne peut pas voir toute l'exposition parce qu'elle bouge tout le temps, parce que le sens est mobile, est dans une situation où il est libre de son affect et de sa pensée. 

On a réfléchi à un système scénographique. Ici, pas de méchant, pas de gentil, j'avais envie que l'exposition s'auto-critique, s'auto-détruise, laisse le spectateur libre de choisir comment il construit, sa construction est aussi valable que la mienne, une façon de sortir d'une dialectique presque luthérienne de l'artiste hors-la-loi dans la loi, qui dit des choses bien...

Je voulais sortir de ma zone de confort où on est gagnant gagnant.

Programmation musicale :

  • Générique de fin, The Dandy Warhols, I Am a Scientist

Palais de Tokyo

Bibliographie

Occidental

OccidentalBad Manners, 2018

Intervenants
L'équipe
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