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Nil Yalter, "Histoire de peau", 2003

Nil Yalter :"Mes oeuvres et moi avons beaucoup transhumé"

1h
À retrouver dans l'émission

Nous recevons l'artiste pour nous parler de son travail, dont une grande partie fait l'objet de la rétrospective «TRANS/HUMANCE » que lui consacre le MAC VAL, jusqu’au 9 février 2020.

Nil Yalter, "Histoire de peau", 2003
Nil Yalter, "Histoire de peau", 2003 Crédits : Collection Espace multimédia Gantner, Département du Territoire de Belfort

Le MAC VAL inaugure une exposition originale de Nil Yalter, artiste internationalement reconnue pour son engagement et sa création « multistylistique », allant de la vidéo à la peinture, du collage à la photographie, de la performance à l’installation. Artiste militante née en 1938, le critique d’art Georges Boudaille écrivait d’elle en 1979 : "Nil Yalter se veut un instrument, un amplificateur, en faveur de thèmes quasi obsessionnels : la situation de tous les travailleurs immigrés et la situation de la femme dans toutes les sociétés ".

Nil Yalter, "C'est un dur métier que l'exil", 1983
Nil Yalter, "C'est un dur métier que l'exil", 1983 Crédits : Nil Yalter

Extraits de l'entretien

"Après sept ans d’apprentissage de la peinture à Paris, je suis entrée dans un travail conceptuel, et j’ai commencé à travailler sur l’immigration des travailleurs économiques en France, en Allemagne, et en Belgique. Ces travaux, on ne les fait pas en frappant à la porte des gens, vous devez travailler avec des associations, des sociologues et des assistantes sociales. Ce sont les gens que l’on veut filmer, qui choisissent s’ils veulent l’être et par qui. Je n’y allais jamais en disant que j’étais artiste, que j’allais faire une œuvre qui allait être montrée dans un musée, mais, j’ai réussi plusieurs fois à les faire venir au musée. "

"Au départ je suis une artiste, mais je travaille avec la part documentaire des choses, et petit à petit j’ai pris conscience que je commençais à constituer un archivage important. La vidéo, c’est l’enfant pauvre de l’image, et je n’avais jamais pensé que mes vidéos seraient conservées. Je ne suis pas une documentariste, même si mes travaux peuvent être considérés comme des documents. Mon travail c’est aussi de l’ethnologie et de l’anthropologie, et j’ai beaucoup travaillé avec les outils des sciences humaines, et j’ai côtoyé des anthropologues et des sociologues qui m’ont appris la méthodologie. Avec cette exposition, je me rends compte qu’en fait, mon œuvre est un gigantesque archivage."

"En ce qui concerne le voile, mon travail est un travail de constat, pas une critique, après, chacun est libre de l’interpréter comme il l’entend. Mais depuis le début, je travaille sur l’enfermement, avec ce voile,  j’ai voulu montrer le paradoxe entre l’enfermement d’un corps dans un petit tissu noir et la découverte d’un second univers. "

Nil Yalter, "Niqab Blues", 2018/2019
Nil Yalter, "Niqab Blues", 2018/2019 Crédits : Nil Yalter/ Galerist, Istanbul

Archives

Esther Ferrer, émission "Le nouveau rendez-vous", France Inter 2017

Suzanne Pagé, émission "Trans Formes", France Culture, 1980

Reportage sur le niqab, émission "Culture d'Islam", France Culture 2016

Références musicales

Ah! Kosmos, Dawn

Baba Zula, Kervan Yolda

Prise de son

Jérémie Kauffmann

Vous pouvez écouter et/ou podcaster cet entretien en cliquant sur le lien ci-dessus

Bibliographie

_Nil Yalter, Texte de fabienne Dumon_t, éditions macVal, 2019

Intervenants
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