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Paul Otchakovsky-Laurens

Dominique Fourcade : "On ne peut pas ne pas s'accuser quand un autre meurt"

58 min
À retrouver dans l'émission

L’écrivain et poète, publie deux ouvrages chez P.O.L ; « deuil », élégie à la mémoire de Paul Otchakovsky-Laurens, et « improvisations et arrangements », une suite d’entretiens donnés notamment à la radio, et publiés dans l’ordre chronologique où ils se sont produits.

Paul Otchakovsky-Laurens
Paul Otchakovsky-Laurens Crédits : Eric Feferberg - AFP

L’expression « mon défunt » n’est pas loin de l'expression « mon amour ». Dominique Fourcade l’utilise dans ce texte, deuil, écrit à la suite de la mort tragique de son éditeur Paul Otchakowsky-Laurens, survenue le 2 janvier 2018. Ce chant de mort ne dissimule jamais qu’il est aussi un chant d’amour. Il dit les variations du déchirement, au sein des auteurs de la maison qu'il appelle les 256. Il dit aussi, comme il peut, la relation avec celui qui lui a offert des livres, qui a signé pour une œuvre entière, depuis Le ciel pas d'angle, en 1983. Et lui, quoi, en échange ? C’est un texte qui rappelle l'inquiétude de son auteur, la menace permanente de la rupture avec l’écriture, son incroyable puissance à faire entrer l’immédiat, le présent, dans sa langue.
deuil est publié aux éditions P.O.L, en même temps que improvisations et arrangements, une suite d’entretiens dont l'édition a été établie par Hadrien France-Lanord et Caroline Andriot-Saillant. 

Quand j'ai appris sa mort, je me suis retrouvé calciné, à des années lumière de ma vie, totalement pétrifié, ne sachant comment réagir au choc, ne sachant comment repenser toutes les données de ma situation d'écrivain.

J'ai  commencé à prendre des notes, j'ai compris que je ne pouvais m'en sortir qu'en écrivant une élégie à la mémoire de Paul. J'ai simplement donné quelque chose. Je me suis engagé à fond. C'est une force supérieure à nous, tel un robot spécialisé dans le déminage, un robot qui pose les mines, nous avons besoin des deux, tout ça fait qu'on trouve l'objet poème

Le mode de l'écrit a toujours eu pour moi une fonction cognitive et une fonction amoureuse très puissantes. Elles seules, me permettent de connaître et aimer le monde pour toujours.

La mort arrive comme les autres choses, mais n'a pas les mêmes conséquences. Il fallait que je traduise son étendue explosive et dévastante

Programmation musicale :

  • Claude Debussy, Etude pour les huit doigts
  • Générique de fin, Alice Phoebe Lou, Take a walk on the wild side

Bibliographie

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