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Florence Delay

Florence Delay : "Quand on est dans la vérité de ce qu'on cherche, il se créé un champ magnétique, et les choses viennent se poser".

59 min
À retrouver dans l'émission

L’écrivain publie "Haute couture", aux éditions Gallimard, un essai sur les saintes peintes par Francisco de Zurbarán. « Contrairement à Velázquez, son contemporain du Siècle d'or espagnol, Zurbarán a surtout peint des saints et des saintes. Les premiers sont célèbres, les secondes beaucoup moins."

Florence Delay
Florence Delay Crédits : Francesca Montovani pour les éditions Gallimard

Entrer au paradis en habit de gala apaise-t-il les douleurs que le corps a subies ici-bas ? Zurbarán, le peintre du Siècle d’or espagnol a surtout représenté des saints et des saintes. Ce sont ces dernières qui attire l’œil de Florence Delay. Elle trouve dans le pli de leur robes, des roses évidemment - qui disent leur incroyable résistance et détermination - mais aussi le fil qui la mène jusqu’à une toilette de sa propre mère, au début des années 40, à Paris. Celle-ci admirait le maître couturier espagnol, Cristobal Balenciaga, aussi musicien silencieux et mystérieux que le peintre, de trois siècles son aîné. Voilà pour un livre, des temps et des couleurs cousus ensemble. "Haute couture" est paru aux éditions Gallimard.

C'est une rencontre de jeunesse. Dès le premier voyage à Séville, j'ai été stupéfaite par la suite de jeunes filles splendides, admirablement vêtues de robes totalement imaginaires, et par ce détail tout à fait étrange ; chacune tenait un instrument qui venait contredire la paix de son visage et l'harmonie de son vêtement : l'une, avait une immense épée à la main, l'autre une roue dentée, l'autre un clou énorme... 

Cinquante années plus tard, j'ai voulu découvrir un peu ces femmes d'un peintre dont j'admirais immensément l'autre partie de l'oeuvre : ses saints et ses moines. 

C'est une façon de rendre glorieuses les étoffes et, ce faisant, la création même.

Je ne peux avancer que si derrière moi, c'est absolument terminé, que je suis poussée par mon paragraphe précédent.

Programmation musicale :

  • Têtes de chien, Le martyr de Sainte-Catherine
  • Ernest Chausson, Le martyr de Sainte-Cécile (scène finale), sous la direction de Kantorow et Isabelle Vernet
  • Générique de fin, Jean-Sébastien Bach, La Passion selon Saint-Matthieu, "Erbarme dich", Nancy Maultsby, direction Kurt Masur
Intervenants
L'équipe
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