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Làszlo Krasznahorkai

Làszlo Krasznahorkai : "En fait, la beauté ne disparaît jamais, c'est à nous de l'apercevoir".

58 min
À retrouver dans l'émission

L'écrivain hongrois, auteur d'une dizaine de romans, nouvelles et essais, dont certains des romans ont été adaptés par le cinéaste hongrois Béla Tarr, publie un nouveau roman : "Séiobo est descendue sur terre", dans une traduction de Joëlle Dufeuilly, aux éditions Cambourakis.

Làszlo Krasznahorkai
Làszlo Krasznahorkai Crédits : Ed. Cambourakis

On utilise le mot épiphanie (du grec ancien epiphaneia, « manifestation, apparition soudaine ») pour designer la compréhension soudaine de l'essence ou de la signification de quelque chose. Le dernier roman de Làszlo Krasznahorkai, qui paraît en France dix ans après sa parution en hongrois, pourrait être présenté comme un feuilletage d'épiphanies. Qu'elle se dérobe ou qu'elle s'offre totalement - contradictions comprises - il est question d'une beauté qui fait retour, et de notre regard plus ou moins disponible à elle. La ville de Kyoto, ville d'allusions, la ville de Florence et sa peinture, la ville de Paris et son musée, point de limite géographique au voyage qu'il nous propose dans Seiobo est descendue sur terre, qui paraît aux éditions Cambourakis, dans la traduction de Joelle Dufeuilly. Dominique Radanyi est notre interprète du hongrois. 

Le thème de ce livre, c'est la distance infranchissable entre l'homme, faillible, et la beauté.  La beauté et la perfection sont indéfinissables. C'est une rencontre, ça n'entre pas dans le domaine concret, réel. 

Cette rencontre est, d'un côté humoristique, de l'autre, tragique. On a l'impression que cet homme touche cette beauté ; il tend la main vers elle, mais ne l'atteint jamais. 

J'écris des livres parce que je ne suis pas heureux. Si j'étais heureux, je n'aurais pas l'idée d'un livre. Si je suis amoureux d'une femme, par exemple, je suis amoureux, voilà. 

Etre assis sur une pierre, sur la rive, et écouter l'eau. Faire partie de ce rien particulier, c'est ce qui est, pour moi, l'action. Faire partie de ce silence, ne pas m'en mêler.

Programmation musicale :

  • Giacinto Scelsi, Oeuvres pour alto
  • Générique de fin, /// Pete Doherty, I am the rain

Bibliographie

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L'équipe
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