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Kaori Ito

Kaori Ito : "Ma première nécessité en tant qu’artiste, c’est de continuer à créer"

43 min
À retrouver dans l'émission

Nous nous entretenons ce soir avec la danseuse et chorégraphe Kaori Ito pour évoquer notamment son spectacle "Chers", dans lequel elle invite nos fantômes au plateau. Danser pour parler avec les morts, leur dire au revoir et pardonner aux vivants.

Kaori Ito
Kaori Ito Crédits : Josefina Perez Miranda

Artiste pluridisciplinaire et multiforme, Kaori Ito investit également le champ du théâtre et de la vidéo : « tantôt danseuse et chorégraphe, tantôt comédienne, coach d'acteurs ou encore vidéaste ». Elle a notamment travaillé avec les chorégraphes Angelin Preljocaj, Alain Platel, Philippe Decouflé, James Thierrée et Sidi Larbi Cherkaoui, ainsi qu’avec les metteurs en scène de théâtre Denis Podalydès et Guy Cassiers. Elle est présentée comme « l’une des interprètes les plus enthousiasmantes de sa génération ».

"Chers" de Kaori Ito
"Chers" de Kaori Ito Crédits : DR

Extraits de l'entretien

Si l’art s’arrête, je pense que le monde va mourir. L’art a toujours sauvé l’humanité, parce qu’à travers lui, on peut rire, partager et rêver. Si on enlève ça, c’est la mort pour moi. Dans un théâtre, il n’y a pas de jugements de valeur, de race, ou de différences d’éducation. Pour moi, le théâtre c’est un produit de première nécessité, alors, ma première nécessité en tant qu’artiste, c’est de continuer à créer, à rêver, et continuer à partager.  Kaori Ito

Mon spectacle Chers est un grand rituel, et je pense que la mort à besoin d’être parlée. Le théâtre Nô, est un théâtre traditionnel japonais sous forme d’opéra, où se mêlent le chant, les masques et la danse. C’est une forme d’art pour apaiser et faire partir les âmes. Dans ce spectacle, chaque interprète a écrit sa lettre à l’adresse de ses proches morts, et ce qui est bizarre, c’est qu’à travers leurs corps, qui ont une puissance presque animale et qui sont présents, mais comme dans un état de survie, c’est comme s’il y avait une nécessité de danser. Quand je voyais ces morts à travers leurs corps, je me suis rendu compte que c’est ce qui donnait la raison de la danse. Kaori Ito 

Je crois qu’on a le moyen de se toucher sans se toucher. Quand on se rapproche, il y a un magnétisme, des ondes, des chaleurs qu’on sent, même si on est à deux mètres d’écart. En fermant les yeux, on sent la présence de l’autre, et c’est ce qui est important. Je ne crois pas à tout ce que je vois, je crois plutôt à ce que je ne vois pas. Kaori Ito

Archives

Vinciane Despret, dans "Un podcast à soi", de Charlotte Bienaimé, diffusé sur Arte radio en juin 2020

Anne Teresa De Keersmaeker, émission "Hors champs", France Culture, 2016

Johann Le Guillerm, émission "Par les temps qui courent", France Culture, 2017

Extrait

Chers de Kaori Ito

Références musicales

Brian Eno, Golden hours

Yen Town Band (Chara), Swallowtail Butterfly

Prise de son

Clément Dattée

Intervenants
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
Réalisation
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