LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Judith Perrignon

Judith Perrignon : "J’aime que les livres expliquent les courants de l’histoire"

42 min
À retrouver dans l'émission

Nous recevons Judith Perrignon pour "Là où nous dansions", publié aux éditions Rivages. Un texte dans lequel se croisent des voix, des époques, des regards et l'histoire d'une ville -Detroit- combative et musicale que la violence économique et le racisme ont ébranlée.

Judith Perrignon
Judith Perrignon Crédits : Patrick Swirc

Judith Perrignon est journaliste et romancière. Elle a notamment publié Les Faibles et les Forts (Stock, 2013) et Victor Hugo vient de mourir (L'Iconoclaste, 2015). Dans Là où nous dansions,  elle nous livre un roman choral qui se déroule à Détroit, dans le Michigan, entre le bruit assourdissant des usines et le son de Motown qui enivre les foules. Elle y évoque une communauté sacrifiée sur l’autel du capitalisme.

Extraits de l'entretien

Detroit est une ville où je me perds encore, et que je ne comprends pas toujours. Pourtant, c’est une ville construite par les Français, au bord de la rivière, et qui part en étoile, comme la place de l’étoile à Paris, c’est pour cela que les quartiers s’appelaient les petits Paris. C’est une ville qui, dans sa conception initiale, aurait pu plaire eux Européens, mais elle est devenue le berceau de l’automobile, et les concepteurs des voitures ont voulu tout cassé de ce qui relie les quartiers entre eux, ils ont fait ces autoroutes et donc la ville est formée de poches, de quartiers qui ne communiquent pas entre eux, et encore moins après 50 ans de déclin. A Detroit, il faut vraiment parler, et se faire conduire par les gens qui y ont grandi, pour essayer de reconstruire l’histoire, parce que toutes ces maisons effondrées racontent quelque chose. Et dans cette ville, qui était une ville de la vitesse et de l’automobile, à un moment, ça s’est arrêté, et on ne peut plus que chercher à comprendre, puisqu’il n’y a plus cette vitesse qui vous entraîne. Judith Perrignon

Dans les années 2010, il y a eu beaucoup de photos des ruines de Detroit, qui fascinaient, de façon un peu morbide, sur la fin de notre monde, puisque cette ville c’est le monde moderne, le monde industriel, mais, on ne voyait jamais assez les gens sur les photos, alors qu’il y a des bars où ça chante, des groupes et de nombreuses initiatives, et je voulais qu’on voit les ombres, mais aussi les lumières dans cette ville en plein déclin. Judith Perrignon

Archives

Marianne Rubinstein, émission "Ping pong", France Culture, 2016

Eleonore Roosevelt, 1948, source INA 

Extrait

C’est assez bien d’être fou, film réalisé par Antoine Page, et dessiné Par Zoo Project, 2013

Références musicales

Nils Frahm , Circling

Bill Orcutt, Too late to fly

Diana Ross and The Supremes, My world is empty without you

Eddy Kirkland, Mercy blues

Iggy Pop and The Stooges, Till the end of the night 

Prise de son

Clément Dattée

Bibliographie

Intervenants
L'équipe
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......