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Nathalie Quintane• Crédits : Bamberger/P.O.L

Nathalie Quintane : "Un livre est une maison sans murs"

59 min

L'auteure revient avec "Les enfants vont bien", un livre publié chez P.O.L où elle agence des paroles journalistiques, législatives et politiques qui traitent l'arrivée des migrants sur le territoire français.

Nathalie Quintane• Crédits : Bamberger/P.O.L
Nathalie Quintane• Crédits : Bamberger/P.O.L

Avec le montage de ces phrases l'auteure met en avant une certaine cruauté dans l'emploi du langage. On voit s'entrechoquer des paroles de plus en plus vides de sens des responsables politiques, textes de loi ou de presse, animateurs des Centres d'Accueil et d'Orientation dédiés à l'aide des migrants. 

Extraits de l'émission

“Là je suis à ma table, je coupe, je colle, [...] pour la première fois je fais ça de manière aussi systématique et longue et c’était une autre forme de travail et c’était un drôle de travail, c’était assez différent de ce que je fais d’habitude où quand même l’écriture est là en premier. Là c’était tout un travail d’abord de retranscription, de recopier, de taper ce que j’entendais dans les discours des présidents de la république ou de copier/coller des extraits de textes de loi ou des extraits de mails et une fois que tout ça était copié collé retranscrit coupé choisi, [...] il a fallu choisir l’agencement, laquelle avant l’autre, c’est tout le travail du montage, dans la littérature et le cinéma c’est pareil.”

“J’ai le sentiment que depuis quelques années ça pousse, ça frémit pour que autre chose advienne d’une force que je n’ai jamais sentie dans ma vie jusqu’à présent et j’ai 55 ans. Tout peut être absolument terrible ça tout le monde en est convaincu [...] mais il ya des choses qui sont enfin possibles, mais il va falloir être un peu courageux, je dis ça pour moi aussi parce que c’est difficile quand on n'a pas eu l’habitude de ce courage-là, y compris un courage physique et il y a une forme de courage symbolique quand on écrit des livres ou qu’on fait de films ou qu’on travaille dans un milieu culturel..”

“Ce qui m'intéressait, c’est de faire un livre assez violent, sans savoir si j’étais auteure ou pas, c’était de faire un livre qui rendait justice à la violence de la situation formellement avec une forme à la hauteur, assez violente pour rendre compte de la situation. Ca, c’était le centre du livre, la question clef et le moteur de sa fabrication.”

Archives

Georges Didi-Huberman, émission "Par les temps qui courent", France Culture, 2018

Lecture des Poésies II d'Isidore Ducasse par Jacques Seiler, France Culture, 1992

Programmation Musicale

Songhoy Blues, Soubour

Générique de fin : Nick Cave, Jubilee Street

Prise de son

Jean-Michel Bernot

Intervenants
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