LE DIRECT
Maggie Nelson

Maggie Nelson : "Ce mystère était comme un cercle de feu qu'il fallait que je traverse"

42 min
À retrouver dans l'émission

Nous recevons la poétesse et essayiste américaine Maggie Nelson à l’occasion de la publication en français de deux textes réunis pour la première fois par les éditions du sous-sol : « Jane un meurtre » et « Une partie rouge ».

Maggie Nelson
Maggie Nelson Crédits : Tom Atwood

Fin août 2019, Maggie Nelson était venue à ce micro nous parler de son ouvrage "Les bleuets" qui venait de paraître en France. Elle revient aujourd'hui, et à distance depuis la Californie, nous présenter son dernier livre. Dans ce volume double face, que l'on pourrait qualifier de "livre de Jane", selon la note de l'éditeur, deux textes sont regroupés : "Jane, un meurtre" et "une partie rouge". Ils sont traduits respectivement par Céline Leroy et Julia Deck mais leur écriture et leur publication aux Etats-Unis datent d'il y a plus de 15 ans.
L'écriture de Maggie Nelson mêle autobiographie, fiction et théorie critique. Ses réflexions sur la famille, le genre et les violences sexuelles traversent chacun de ses ouvrages.

Ici, l'autrice donne à lire l'histoire de sa tante assassinée en 1969 dans le Michigan alors qu'elle est encore étudiante. Grâce au texte "Jane un meurtre" composé de poèmes, d'articles de presse, de fragments de journaux intimes et de citations, l'autrice éclaire l'existence d'un fantôme familial qu'elle apprend à connaître à mesure qu'elle écrit. Mais alors que le livre est sous presse, Maggie Nelson apprend qu'un suspect a été arrêté et qu'un procès s'apprête à avoir lieu.  "Une partie rouge" est un récit plus formel qui continue d'ausculter les événements relatifs à la mort de sa tante tout en s'arrêtant sur d'autres existences et notamment celles de sa soeur, de son père et de sa mère...

Extraits de l'entretien : 

J'ai travaillé sur le livre "Jane un meurtre" pendant des années, je ne savais pas trop ce que je faisais. J'ai mis un certain temps à comprendre que j'avais envie d'enquêter sur la mort de ma tante. Et quand j'ai commencé à faire des recherches, j'ai compris qu'il y avait beaucoup de choses que j'avais besoin de comprendre et besoin d'écrire.          
Maggie Nelson, écrivaine

Je crois qu’il faut lire énormément puis il faut tout laisser de côté pour trouver sa propre manière d’écrire. Mais je m’inspire souvent d’un texte que j'admire et que j'ai envie d'imiter. Il me sert de consultant et je peux me retourner vers lui si j’ai des difficultés. Ici, j’ai choisi "Le malheur indifférent" de Peter Handke, un livre sur la mort de sa mère.      
Maggie Nelson, écrivaine

Quand on veut mener un livre à son terme, la violence endémique contre les femmes est un point de départ mais ce ne serait pas si intéressant si c'était la seule idée que le livre pouvait transmettre. Alors, je suis partie de ce point de départ puis j'ai mis à l'épreuve les mérites de ma compréhension des violences de genre dans ces deux livres. A un moment, je suis arrivée à un point d'épuisement, je me suis même demandé si comprendre ces violences était la bonne approche à avoir. C'est deux livres restent indécis sur cette question là.    
Maggie Nelson, écrivaine

Archive 

Roland Barthes, monologue de notes vocales inédites, 1976.

Lecture

La comédienne Elodie Vincent lit des extraits de "Jane, un meurtre" et "une partie rouge" de Maggie Nelson.

Références musicales

Oiseaux-Tempête, Ô nuit, ô tes yeux

 Lhasa, Rising

 Les Beatles, Hapiness is a warm gun

Prise de son 

Alexandre Dang 

Bibliographie

Couverture du livre

"Jane, un meurtre" et "une partie rouge"Les éditions du sous-sol, 2021

Intervenants
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
Réalisation

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......