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Leslie Kaplan

Leslie Kaplan : "Quand un mot arrive, l’important c’est de le déplier pour voir où il nous mène."

41 min
À retrouver dans l'émission

Nous recevons l’écrivaine à l’occasion de la parution de "L’aplatissement de la Terre" suivi de "Le monde et son contraire" aux éditions P.O.L.

Leslie Kaplan
Leslie Kaplan Crédits : Bamberger/ P.O.L

Le nouveau roman de Leslie Kaplan est composé de deux parties. La première, L’aplatissement de la terre comprend cinq textes, dont certains ont été écrits pendant la pandémie et le premier confinement en France, d’autres non, mais tous donnent des nouvelles du monde, un  monde souvent réduit, divisé, meurtri, mais où une parole peut toujours se déployer, raconter une histoire, et chercher à sa façon la rencontre. Cette première partie est un conte politique sur un même thème, un monde devenu plat à cause du système dominant. A cela, l'écrivaine imagine plusieurs réponses possibles. 

La seconde Le monde et son contraire, est un monologue mettant en scène un acteur jouant Kafka qui, comme lui, a choisi de se battre. Ce monologue a été adapté au théâtre par Elise Vigier, et une mise en scène en était prévue notamment à la Comédie de Caen au printemps 2021.

Extraits de l'entretien

L’aplatissement de la terre, c’est bien entendu, une fiction, mais le propre des fictions qui marchent, pour l’écrivain qui les rencontre,  c’est que justement, ça tient. Après, il faut développer. Si on prend au sérieux cette fiction, cette idée de l’aplatissement, on se demande jusqu’où cela va aller, et cela procure beaucoup de plaisir d’imaginer des détails : on invente par des détails. Leslie Kaplan, écrivaine

Les idées sont une force matérielle, mais la bêtise est aussi une force matérielle. La bêtise, c’est une chose terrible, et le cliché, n’est pas seulement vide, il est aussi agressif, parce c’est une façon de dire : on doit penser comme ça, et pas autrement. Le côté bête du cliché va aussi du côté autoritaire. Un cliché, ce n’est pas neutre, ni mou, c’est féroce, et je crois que c’est important de s’en rendre compte. Leslie Kaplan, écrivaine

Je ne crois pas que le cinéma soit un pur divertissement qui nous emmènerait vers un monde un peu faux, mais agréable. Je pense, au contraire, que le cinéma est là pour nous aider à penser, ce qui nous est requis de penser. Quand on écrit, on est mobilisé entièrement, on écrit avec tout ce qu’on a, à savoir, des mots, des phrases, mais aussi des images, et c’est intéressant de savoir pourquoi telle ou telle image arrive à un moment de l’écriture. C’est la même chose pour les mots. Quand un mot arrive, l’important c’est de le déplier pour voir où il nous mène. Leslie Kaplan, écrivaine

Archives

Serge Daney, émission "Du jour au lendemain", France Culture, 1992

James Baldwin, WTTW, 1985

Références musicales

Bird On A Wire, Sur la place 

Sa-Roc, R(E)Volution

Prise de son

Laurie Vachon

Intervenants
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
Réalisation

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